Chantiers

Fondeville conduit, sur la Canebière, un chantier complexe de restauration

Mots clés : Hôtels et pensions de famille - Restaurant

Après des travaux de reprise en sous-œuvre et des études supplémentaires, le groupe Fondeville a pu reprendre les travaux de requalification de l’îlot des Feuillants, au milieu de la Canebière. D’ici au deuxième trimestre 2019, cet ensemble d’immeubles de style haussmannien accueillera un hôtel Mercure et une brasserie. Ils doivent contribuer au renouveau d’une artère principale de la cité phocéenne.

Ce mardi 3 octobre, à Marseille, ils étaient tous là pour saluer la reprise du chantier de transformation en hôtel-brasserie 5 étoiles sous enseigne Mercure d’un ensemble de cinq immeubles de style haussmannien sur la Canebière à Marseille. De Raymond Fondeville, président du groupe éponyme, à Sabine Bernasconi, maire du secteur, en passant par Laure-Agnès Caradec, adjointe au maire de Marseille en charge de l’urbanisme, à Gérard Chenoz, président de la société publique locale de l’aire marseillaise (Soleam), ils étaient tous unanimes pour saluer une opération qui doit participer à la revitalisation du centre-ville de la cité phocéenne.

 

Cohérence globale

 

«Il a déjà bénéficié d’investissements majeurs. Il convient désormais d’assurer une cohérence globale à travers trois objectifs: repositionner le centre-ville comme pôle économique majeur à l’échelle de la métropole, l’affirmer comme lieu de destination et améliorer l’attractivité résidentielle», a déclaré Sabine Bernasconi. «Le pôle Canebière-Feuillants est un exemple concret de ce plan et de cette ambition. D’autres projets suivront comme l’implantation d’un cinéma, celle de services du conseil départemental des Bouches-du-Rhône», a-t-elle poursuivi.

 

Projet complexe

 

Lauréat de l’appel d’offres lancé en 2012 par la Soleam pour requalifier le pôle Canebière-Feuillant, le groupe François Fondeville, associé au cabinet d’architecture marseillais Tangram, a mobilisé les forces de toutes ses filiales pour conduire un projet complexe. Aux recours contre le permis de construire se sont ajoutés les «pièges techniques» découverts lors des travaux de désamiantage, curage et autres sondages réalisés entre juillet et octobre 2016. «Construits à la fin du XIXe siècle, les bâtiments qui forment le pôle Feuillant-Canebière ont connu de nombreuses transformations, certains réalisées sans les règles de l’art. Par ailleurs, un sous-sol difficilement exploitable dans cette partie du Vieux-Port impose de renforcer certaines fondations», a rappelé Raymond Fondeville.

 

Structure métallique de type Eiffel

 

Ces «pièges techniques» ont obligé l’équipe de maîtrise d’œuvre à reprendre les études et à réaliser des reprises en sous-œuvre entre décembre 2016 et juillet 2017. Mais tout le travail de déshabillage a permis aussi de belles découvertes, à l’instar de la structure métallique de type Eiffel: «Elle n’est pas d’origine. En effet, les constructions originelles étaient en pierre avec des planchers en bois. La structure Eiffel date sans doute du début du XXe siècle. Nous pensons qu’elle a été ajoutée lors de premières transformations pour en faire des magasins», raconte Emmanuel Dujardin, architecte chez Tangram.

L’enjeu aujourd’hui est de poursuivre le chantier pour faire de l’îlot un ensemble présentant une belle homogénéité architecturale de style haussmannien.

La fin du gros œuvre est prévue en juin 2018. L’hôtel-restaurant ouvrira ses portes au deuxième trimestre 2019 après la fin du clos couvert et des aménagements intérieurs.

 

Focus

Un site emblématique

En 2O11, un collectif d’urbanistes, d’architectes et de représentants associatifs pour la reconversion de l’îlot des Feuillants sur la Canebière s’est constitué pour faire de ce lieu emblématique longtemps en déshérence un espace de concertation publique sur les grands projets d’aménagement. Dans son appel à projet, la Soleam avait demandé aux groupements de promoteurs-investisseurs de s’engager à installer une brasserie au rez-de-chaussée histoire de «participer à l’animation diurne et nocturne» du quartier. Dans une démarche participative, les militants ont mis sur la place publique une esquisse d’aménagement. Au lieu de la brasserie, ils proposaient d’ouvrir le rez-de-chaussée sur la ville afin d’en faire «un lieu d’exposition et de débat». Au centre de l’îlot, ils ont imaginé un grand escalier intérieur qui grimpe jusqu’au toit, sorte de belvédère sur la ville, ouvert au public… Une fois sur ce toit terrasse, les visiteurs auraient accédé à un pavillon d’exposition, une galerie accueillant le fameux «laboratoire de la ville en mouvement».

Le projet n’est pas allé plus loin mais a montré les enjeux de rénovation du centre-ville de la cité phocéenne. A l’époque de l’appel d’offres de la Soleam, l’îlot comptait encore six résidents. Il est l’un des 35 pôles de projet de l’opération de requalification du Grand centre-ville (1 OOO ha) pilotée par la Soleam.

 

Fiche technique

Maître d’ouvrage: Groupe Fondeville.

Exploitant: Arrelia (Groupe Fondeville).

AMO: Agir Promotion (Groupe Fondeville).

Investisseurs: Groupe Fondeville, 123Ventures, Banque populaire Méditerranée.

Maîtres d’œuvre: Tangram Architectes, Garcia Ingénierie et Sica (BET).

Surface: 4 3OO m2.

Montant des travaux: 9 millions d’euros HT (hors aménagement de la brasserie).

Montant total de l’opération: 16 millions d’euros.

 

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