Paysage

Foncier rural : Coup de frein à l’artificialisation des sols

Mots clés : Aménagement rural

Le ralentissement de l’artificialisation des sols inspire un optimisme prudent à la Fédération nationale des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer). Depuis 2007, ces dernières observent une division par deux des surfaces affectées à l’urbanisation.

Selon l’étude annuelle des marchés fonciers ruraux de 2014 livrée début juin à l’occasion de la conférence annuelle de la fédération, la résistance du foncier rural s’explique exclusivement par la conjoncture : Emmanuel Hyest, président de la FNSafer, et  Robert Levesque, directeur de Terre d’Europe Société de conseil en aménagement foncier rural (Scafr), ne lisent dans les chiffres qu’une photographie d’un marché déprimé. Le prix de l’hectare, quel que soit le type de parcelle, est en constante hausse, ce qui réduit nettement les capacités d’achats des potentiels acquéreurs.

 

Pas de renversement de tendance

 

Même s’ils rassurent à court terme les défenseurs de la pérennité du paysage agricole français, les chiffres n’expriment aucun réel renversement de tendance. Néanmoins en cette année 2015, déclarée « année internationale des sols », les Safer rappellent leur rôle de sensibilisation car d’ici à 2050, 6 % de la Surface Agricole Utile (SAU) française pourrait être urbanisée, ce qui ferait perdre à la France près de 8 % de son potentiel agronomique.

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    Les routes et parkings imperméabilisent, pas l'habitat

    Face à l’imperméabilisation des sols, il faut préciser que c’est le mode de mobilité dominante, la voiture avec 1,2 personnes à bord qui est responsable de l’essentiel, et non pas l’habitat, surtout en milieu rural. Si l’on bougeait à pied ou en vélo (électrique ou non) par des chemins empierrés et herbacés, comme « avant » le goudron et le tout bagnole, vers les points d’accès à la mobilité groupée, l’imperméabilisation et les pointes de ruissellement seraient très réduites. Une maison et même un immeuble peut valoriser et faire infiltrer dans ses abords immédiats (jardins, pelouses, bosquets) toute la pluie collectée en toiture ou facades.
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