Transport et infrastructures

Flotte de véhicules électriques d’entreprise : les critères à prendre en compte pour sa mise en place

Mots clés : Gros oeuvre

Plusieurs conférences sur la recharge des véhicules électriques se sont tenues dans le cadre du salon EcarTec à Paris. Une transition vers l’énergie décarbonée qui nécessite d’adapter le contrat d’énergie et d’anticiper les travaux de gros œuvre.

 Pour la troisième édition du salon Ecartec à Paris, Porte de Versailles du 3 au 5 avril, plusieurs conférences étaient organisées sur le salon. Certains intervenants ont choisi de mettre l’accent sur les principaux points à prendre en compte lors de l’installation d’une infrastructure dédiée aux véhicules électriques. Lors de l’intervention de Thierry Mansuy, chargé d’affaires chez Schneider Electric, il était surtout question des flottes d’entreprises.

Le premier critère à prendre en compte concerne l’usage du véhicule électrique et les parcours journaliers moyens. « La moyenne française est de 35 à 40 km/jour », rappelle Yann Pitrou, responsable grands comptes de la division industrie de GE. Une fois cette question résolue, il est nécessaire de choisir une technologie pour la recharge des véhicules :

–       La recharge normale nécessite entre 6 à 8 heures en monophasé en 16 A.

–       La recharge accélérée ou semi-rapide ne demande qu’une heure en 22 A et en triphasé.

–       Enfin, la recharge, rapide, s’effectue en 15 à 20 minutes, en courant continu. Très peu de bornes de recharges rapides sont actuellement disponibles.

« Nous souhaitons promouvoir la recharge normale en 3 kW, afin de profiter du tarif heures creuses d’EDF », indiquait Thierry Mansuy. Un autre critère important à régler concerne la gestion d’énergie lorsque la recharge concerne plusieurs véhicules simultanément. De ce choix dépend ensuite l’adaptation du contrat avec le fournisseur d’énergie, le type de bornes de recharges, de batteries, de prises et le mode de charge du véhicule. Pour le moment les standards européens en matière de connectique des véhicules ne sont pas harmonisés. Les travaux d’adaptation de l’installation électrique existante sont également à prendre en ligne de compte, car tout cela impacte le coût global de l’installation. Par exemple, sur un chantier type, le génie civil a représenté 22 % du budget, contre 16 % pour l’électricité, 26 % pour les armoires de distribution et tout de même 36 % pour les bornes électriques proprement dites. Enfin, le dernier élément à prendre en compte relève à la fois de la technologie des bornes de recharge et de la gestion technique centralisée de l’énergie. Il est en effet possible de mettre un place un mini-smartgrid pour gérer au mieux la recharge d’électricité par rapport aux autres besoins du bâtiment. Cette technologie requiert un certain type de bornes, de batterie et entre bien sûr en ligne de compte dans le budget final.

Dans son plan d’action national, le ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement a pour objectif la mise sur le marché de 450 000 véhicules électriques d’ici à 2015 et de 2 millions de véhicules électriques d’ici à 2020. Dans ce contexte, les véhicules utilitaires d’entreprise représentent le potentiel le plus important.

 

Liens pour en savoir plus :

Salon ECarTec : http://www.ecartec-paris.eu/

Association Avere France

 

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