Transport et infrastructures

Fin des travaux de génie civil de la LGV Est européenne

Le viaduc de la Moselle, le plus long des 335 ouvrages empruntés par le futur TGV-Est, a été inauguré lundi par le ministre des Transports Dominique Perben. Cette livaison marque la fin des travaux de génie civil sur le premier tronçon de la ligne, le plus important, entre Paris et Baudrecourt (Moselle).

« C’est un projet considérable au niveau national comme international » a déclaré M. Perben, en dévoilant une plaque au pied d’un des 27 piliers « tulipes » qui soutiennent le viaduc, long de 1.500 m, au-dessus de la Moselle.
« Comment ne pas être impressionné par ces travaux de Titan: plus de 80 millions de mètres cubes de terre déplacés, 335 ouvrages d’art, 1.288 km de rails, plus de 3 millions de tonnes de ballast et 1 million de traverses », a encore souligné le ministre. Le chantier a mobilisé 10.000 personnes.
En effet, ce viaduc qui permet à la LGV Est européenne de franchir la vallée de la Moselle et la route nationale 57 est constitué de deux poutres latérales de hauteur variable de 3,5 m à 5 m. Les 27 piles de béton sont espacées en moyenne d’une cinquantaine de mètres et reposent sur des fondations de près de vingt mètres de profondeur, d’une hauteur variable de 10 à 22 mètres. Au total, 7.000 tonnes d’acier ont été nécessaires à la construction du viaduc.

Cette inauguration marque la fin des travaux de génie civil sur le premier tronçon de la ligne, le plus important, entre Paris et Baudrecourt (Moselle). Les études pour le tronçon Baudrecourt-Strasbourg (Bas-Rhin) sont actuellement en cours. Cette deuxième phase – qui mettra Strasbourg à 1 heure 50 de Paris, et permettra au TGV de circuler à 320 km/h et non plus 160 km/h au-delà de Baudrecourt (Moselle) – « interviendra dans la continuité des travaux », a par ailleurs indiqué le ministre, sans donner de date précise.
« Je souhaite que les travaux soient engagés le plus rapidement possible », a-t-il déclaré, tout en évoquant l’épineuse question de leur financement.
« J’espère que les collectivités locales continueront à participer aux côtés de l’Etat et de RFF à financer ce grand projet », a-t-il ajouté.

Ce premier tronçon, long de plus de 300km, a coûté 3.125,20 millions d’euros à l’Etat, à l’Union Européenne mais surtout aux 17 collectivités de l’Est de la France ainsi qu’au Grand-duché de Luxembourg et à l’Allemagne.

Le chantier ferroviaire qui se déroule dans les délais prévus, se consacre désormais à la pose des rails et les premiers essais de montée en vitesse auront lieu dès janvier 2007, a indiqué RFF (Réseau Ferré de France) qui construit la ligne.
La SNCF réceptionnera la ligne début 2007 pour les premiers essais et l’inauguration du service pourrait avoir lieu « autour du 10 juin, » a indiqué Louis Gallois, président de la SNCF.
J-Ph. Defawe

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