Réalisations

Fin des doutes sur l’effondrement du bâtiment N.7 du World Trade Center le 11 septembre 2001

Le rapport de l’Institut américain de surveillance des normes techniques montre que le bâtiment s’est effondré suite à des incendies qui s’y sont déclarés après que les tours jumelles ont été touchées par les attentats.

Le 11 septembre 2001 à New-York, les deux tours du World Trade Center s’effondraient, percutées par des des avions de lignes kamikazes. Un attentat responsable de la mort de 3000 personnes. Dégât collatéral, le bâtiment dit « N.7 », immeuble de 47 étages situé à proximité immédiate des tours 1 et 2 du WTC s’effondrait à son tour. Dans les mois qui suivirent l’attentat, parmi les multiples controverses concernant les « possibilités techniques » de tels effondrements, le N.7, qui n’avait pas été directement touché par les attaques, devint la source de multiples théories complotistes affirmant que ses structures avaient été piégées. Le rapport de l’Institut américain de surveillance des normes techniques, publié jeudi 21 août sur son site internet, met définitivement fin aux spéculations.

Fusion des structures
Le N.7, explique le rapport, a été soumis à des feux successifs qui ont ravagé près de 10 de ses étages pendant sept heures d’affilée, et les extincteurs à eau n’ont pas fonctionné, ce qui a provoqué la fusion de structures portantes centrales et l’effondrement. « Les témoignages vidéo et photographiques que nous avons analysés ainsi que les simulations détaillées réalisées sur nos ordinateurs montrent qu’aucun explosif ni carburant n’a joué de rôle dans l’effondrement du bâtiment N.7 », a déclaré jeudi le directeur de l’enquête, Syam Sunder, au cours d’une conférence de presse au siège du NIST à Gaitherburg (Maryland, est) et également publiée sur le site. « Des débris incandescents tombant de la tour 1 ont allumé des incendies sur les façades sud et ouest du bâtiment, et certains étages –du 7e au 9e et du 11e au 13e– sont devenus totalement incontrôlables, d’autant que les extincteurs étaient reliés à des pompes à eau qui n’ont pas fonctionné parce que le système de pompage d’eau de la ville avait été endommagé par l’effondrement des deux tours (…) Les sols et plafonds ont alors fondu, et les incendies se sont propagés à la partie nord-est du bâtiment, où le processus d’effondrement a commencé », précise le document. L’enquête du National Institute of Standards and Technology (NIST) a duré trois ans et a été menée par une équipe de 50 experts dans des secteurs divers, des explosifs à l’ingéniérie et la construction en général.

Adrien Pouthier avec AFP

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