Industrie/Négoce

Fabricant de composants pour engins de chantier, le nordiste TIM risque de disparaître

Mots clés : Centre commercial - Défaillance d'entreprise - Établissements pénitentiaires et judiciaires - Magasin - Matériel - Equipement de chantier - Monde du Travail

En redressement, le fabricant de cabines d’engins risque la liquidation judiciaire. Le tribunal de commerce de Lille métropole a renvoyé la décision au 26 juillet concernant deux offres de reprise. 470 emplois sont menacés.

TIM, filiale du groupe allemand Frizmeier basée à Quaëdypre (Nord), et spécialisée dans les cabines et les composants pour engins de chantier (grues, pelleteuses, tracteur), est en redressement judiciaire depuis le 31 janvier, à sa propre demande. Si aucune des deux offres de reprise n’est acceptée, l’entreprise pourrait être liquidée et ses 470 emplois supprimés.

La dégringolade de l’entreprise a commencé au début des années 2010 selon les syndicats. A l’époque, l’entreprise compte 900 salariés. Le chiffre d’affaires de 172 millions d’euros en 2012. Et puis c’est la « descente en enfer », quatre ans plus tard, le CA est divisé par plus de 3 à moins de 50 millions €. Parmi les explications avancées : la crise mondiale dans le BTP, la concurrence des pays de l’Est ou le manque d’investissements réalisés sur le site. Et en 2016, le coup de grâce : Caterpillar, qui pointe des « défaillances en matière de qualité », cesse la plupart de ses commandes. « Brutalement », selon TIM. « En un an, le volume qui représentait 65% du chiffre d’affaires a été divisé par six. Le chiffre d’affaires de TIM a, de ce fait, été divisé par deux en douze mois », explique Christian John, président de TIM. Une situation qui a d’ailleurs conduit l’entreprise à attaquer Caterpillar.

Deux offres de reprises ont été déposées auprès du tribunal de commerce de Lille : celle du groupe allemand Frizmeier (déjà propriétaire de l’usine) et celle de Fil Filipov, industriel bulgare, propriétaire de la société allemande de machines BTP Atlas. Mais pour les syndicats de TIM elle ne tiennent pas la route. « L’offre de Fritzmeier est caduque, car TIM a assigné Caterpillar en justice à hauteur de 30 millions d’euros. Filipov, qui avait l’accord écrit d’une subvention de l’Etat et la région, a été débouté à nouveau car son business-plan ne tenait pas la route », résume Olivier Lamote, responsable syndical CFDT.

L’espoir est donc mince chez les salariés, alors que les chaînes tournaient au ralenti en cette fin de semaine.

« Ca va être la plus grosse casse sociale en France, sans oublier les 123 camarades touchés par le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de 2016 », relève M. Lamote. D’autant que d’autres entreprises du Dunkerquois, notamment dans la métallurgie, sont à la peine.

« On a peur de ne pas passer l’été. Il y a l’audience de mercredi et une trésorerie qui ne permet pas d’aller au-delà du 30 juillet », a alerté Christophe Fournier, délégué Force ouvrière..

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