Quartier

Fabienne Duwez (Soreli): « L’action publique impluse la qualité urbaine »

Trois questions à Fabienne Duwez directrice de la Soreli, aménageur du quartier des Rives de la Haute-Deûle à Lille-Lomme.

Quels sont les objectifs de cette première phase du projet ?

Le site des Rives de la Haute-Deûle représente au total une centaine d’hectares, constituée en majorité de friches industrielles. Immédiatement, les élus ont souhaité contenir l’action publique à un premier secteur opérationnel de 25 ha, donnant le ton de la qualité urbaine voulue pour ce projet, et validant les démarches en termes de développement économique, de performances thermiques des bâtiments ou de montage d’opérations mixtes. Autre élément important : nous ne sommes pas sur un site vierge.
Le projet urbain doit apporter quelque chose aux populations en place. Cela suppose de mailler le territoire, pour relier le tissu existant au nouveau quartier et d’en valoriser au mieux les caractéristiques. Ici, le canal et le patrimoine industriel sont des éléments structurants du projet.

Quels sont les effets de la conjoncture immobilière sur le projet ?

Pour l’instant, je n’ai pas encore observé de ralentissement sur les projets menés dans le périmètre de la ZAC. Je note que dans une conjoncture immobilière difficile, nous venons d’attribuer les droits à construire au promoteur Nacarat, pour un îlot mixte de 7 000 m², sans que les charges de cession foncière ou le niveau de performance thermique des bâtiments aient posé problème. En dehors du phasage des opérations, qui nous a effectivement été favorable, il y a des effets d’entraînement importants entre le développement économique et l’urbain. Aujourd’hui, les promoteurs ne réalisent que s’ils ont des perspectives de commercialisation intéressantes. Les 1 500 nouveaux emplois créés sur le site par Euratechnologies sont un véritable moteur pour le projet.

Quelles sont les prochaines étapes pour les Rives de la Haute- Deûle ?

La première phase représentait initialement 150.000 m² Shon. Nous allons sans doute densifier un peu et la porter à 180.000 m². Les surfaces tertiaires des bâtiments Le Blan-Lafont sont commercialisés à 90 %.
En ce qui concerne les logements, tous certifiés Qualité et environnement, l’année 2010 marquera une étape importante puisque la plupart des 500 logements seront mis en chantier, exception faite des programmes sur la gare d’eau.
Le maillage du territoire devrait enfin progresser, avec notamment la réalisation d’un pont mobile sur la Deûle, dans le prolongement de la rue Canrobert, et l’aménagement de la voie des Saules, reliant le cœur du projet au quartier du marais de Lomme.

 

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