Aménagement

Exposition «Orléans en 2025» : Orléans dévoile ses projets

Mots clés :

Manifestations culturelles

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Établissement recevant du public (ERP) ou assimilé

Jusqu’au 10 février, le musée des Beaux-arts accueille l’exposition «Orléans en 2025» consacrée aux grands projets de la ville. De l’aménagement de la place du Martroi à l’équipement d’envergure de l’Arena, dont la réalisation est suspendue à un accord de financement, cette exposition exhaustive s’est doublée d’une série de conférences, dont la dernière aura lieu le 1er février. 

«Orléans a longtemps souffert du syndrome de la belle endormie, avec une réputation peu flatteuse», reconnaît Olivier Carré, adjoint au maire en charge de l’urbanisme et député du Loiret. Depuis la dernière exposition du même type en 2006, le maire Serge Grouard et Olivier Carré soulignent néanmoins que beaucoup a été réalisé (lire l’entretien dans Le Moniteur du 7 décembre 2012). GPV à la Source, réaménagement des quais et du centre-ville, convention territoriale puis ANRU de l’Argonne… Les projets ne manquent pas, l’un des derniers en date étant la seconde ligne du tramway, inaugurée en juin 2012. 

 

Impulser à partir du centre, mais pas seulement

 

«Aujourd’hui, les axes de développement en matière d’urbanisme sont de poursuivre l’embellissement du centre, d’impulser des projets dans d’autres quartiers et de tourner Orléans vers son fleuve», déclare le maire. Pour ses projets centraux, la ville mise ainsi sur son patrimoine: au-delà de la vaste politique d’embellissement menée depuis 2002 (plus de 600 façades restaurées), plusieurs places sont réaménagées (place du Martroi, place du Cheval Rouge) et quelques sites historiques réhabilités (hôtel Dupanloup, château de la Motte Sanguin). «La ville-centre doit continuer à pulser, car c’est autour d’elle que s’agrège le développement»,  précise Olivier Carré.

Une vague de déménagements déclenche aussi son lot de projets. A la place de l’hôpital porte de la Madeleine, qui rejoindra le nouvel hôpital à la Source en 2015, le quartier des Carmes/Madeleine accueillera un pôle d’enseignement supérieur, impliquant l’arrivée en centre-ville de 2000 étudiants. 

Au Nord, deux gros morceaux sont en phase d’études pré-opérationnelles : l’éco-quartier des Groues, quartier mixte autour d’un grand parc central, et le clos de la Pointe (de 900 à 1200 logements prévus pour 2025). Un dialogue compétitif a également été lancé sur 110 ha autour de la gare des Aubrais, afin d’accompagner l’arrivée de la LGV.

Dans les quartiers Sud, Val d’Ouest a été sélectionné comme site pilote pour étudier les possibilités de construction à proximité de zones inondables (entre 200 et 400 logements), tandis qu’à la Source, le GPV presque achevé va laisser place à une double dynamique hospitalière et universitaire.

 

Le projet d’Arena menacé

 

Mis à l’honneur dans l’exposition, le grand projet d’équipement d’une Arena de 10 000 places devrait connaître plus de difficultés. Son implantation en rive sud de la Loire, sur 15 hectares occupés par l’usine pharmaceutique Farma et par un hippodrome vieillissant, s’inscrit dans la volontde «tisser des liens entre le centre-ville, historiquement développé au nord de la Loire, et le Sud».

Et dans la volonté d’accroître la visibilité d’Orléans aux plans régional et national. «La France ne dispose que d’un ou de deux équipements de cette envergure: Paris-Bercy et Montpellier», précise Serge Grouard. L’Arena est un projet d’intérêt national, qui pourra accueillir de grands évènements comme le mondial de handball 2017, mais s’inscrit aussi dans une logique d’offre évènementielle globale, en complémentarité avec les équipements de la ville». Le seul problème, et non des moindres, est l’annulation en juillet 2012 de la subvention de 15 millions d’euros promise par l’Etat (Centre national pour le développement du sport, du Ministère des Sports) pour financer une partie de l’équipement. «Nous poursuivrons le projet quoi qu’il advienne. Et sans modifier son montage financier», assure Serge Grouard. Son coût total devrait approcher les 100 millions d’euros, dont 20% environ seraient portés par la Ville d’Orléans.

 

Exposition jusqu’au 10 février 2013, au Musée des Beaux-Arts d’Orléans, 1 rue Fernand Rabier.

Conférence le 1er février, à 14h30, au Musée des Beaux-Arts sur la ville numérique :
«Le déploiement de la fibre optique à Orléans : démonstration et conférence»

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