Economie

Export : le BTP français, toujours deuxième mondial

Mots clés : Entreprise du BTP

Selon une étude du Syndicat des entrepreneurs français internationaux, les entreprises hexagonales sont celles qui travaillent le plus à l’international derrière les chinoises.

Selon les premiers chiffres issus d’une étude à venir (parution mi-janvier) du Sefi, le secteur de la construction française est le deuxième exportateur dans le monde, derrière la Chine. Le syndicat, qui rassemble les entreprises hexagonales du BTP exportatrices, se base sur les chiffres d’affaires à l’international pour 2015. 

La Chine, qui est devenue la première puissance exportatrice en 2013, écrase la concurrence, forte de ses 60 milliards d’euros réalisés hors de son marché domestique. Elle progresse de 22 % en un an ! Un bond pas si surprenant. Après avoir profité des gigantesques plans d’infrastructures gouvernementaux qui ont permis aux entreprises de l’Empire du Milieu d’occuper depuis plusieurs années les premières places du classement mondial du magazine américain « Engineering News Record » (Vinci n’est classé que cinquième dans la dernière édition), les constructeurs chinois ont reçu pour consigne dans le dernier plan quinquennal 2011-2015 de se tourner vers les marchés étrangers, l’Asie bien sûr, mais aussi l’Afrique.

 

L’Afrique boude le BTP français

 

Avec 37,3 milliards d’euros, un chiffre qui progresse de 6,3 % en 2015, la France creuse largement l’écart avec ses poursuivants européens, toujours selon l’étude du Sefi dont les premiers résultats sont parus dans « Les Échos » du 21 décembre. L’Hexagone devance largement l’Allemagne (26,6 milliards, en baisse de 0,3 %). Un décrochage amorcé dès 2014, logique quand on sait que Bilfinger, longtemps n° 2 du BTP outre-Rhin, s’est aujourd’hui en quasi-totalité tourné vers le secteur des services à l’industrie. Il  faut toutefois noter que le BTP hexagonal réalise cette performance presque exclusivement avec trois groupes – Vinci, Bouygues et à moindre degré Eiffage. Les autres constructeurs français sont bien moins actifs hors de leurs frontières, même s’ils sont de plus en plus tentés par cette aventure, face à un marché domestique atone.

Le premier débouché de la France reste l’Europe (48 %). La chute en Afrique continue (10,4 % contre 26,3 % en 2003). Derrière l’Amérique du Nord (5,3 milliards d’euros), elle n’est plus que le troisième débouché (4 milliards d’euros). La part au Moyen-Orient reste de 3,5 % pour la France, à 1,3 milliard d’euros.

Plus d’informations avec Le Moniteur Export 

 

 

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