Aménagement

Europacity : Jean-Pierre Blazy ne renonce pas à l’urbanisation du Triangle de Gonesse

Mots clés : Etat et collectivités locales - Urbanisme - aménagement urbain

Le maire (PS) de Gonesse, Jean-Pierre Blazy a décidé de passer outre l’avis défavorable rendu par le commissaire enquêteur sur le projet de révision du plan local d’urbanisme (PLU) de sa commune. Le 25 septembre, il proposera au conseil municipal d’adopter ce nouveau PLU.

Le 19 septembre, lors d’une conférence de presse, le maire (PS) de Gonesse (Val-d’Oise) a exposé les raisons pour lesquelles il a décidé de soumettre au vote du conseil municipal le projet de révision du plan local d’urbanisme de sa commune. Malgré l’avis défavorable du commissaire enquêteur, il ne renonce pas à l’aménagement du Triangle de Gonesse.

«S’il est essentiel de protéger l’agriculture, ce que nous faisons à Gonesse avec un PLU qui prévoit 780 ha de terres protégées, soit 37% de la commune», il est aussi «injuste de refuser tout projet de développement aux habitants des banlieues Est et Nord du Val-d’Oise», qui, par ailleurs, «subissent les nuisances aériennes liées à la présence de deux aéroports sans pour autant profiter des emplois», a argumenté Jean-Pierre Blazy.

 

Les engagements d’EuropaCity en matière de formation et de développement durable

 

L’élu a ensuite rappelé que l’urbanisation des 300 ha du Triangle de Gonesse (sur 700 ha au total) était inscrite au schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif). Sur ces 300 ha, 40 ha ont déjà été aménagés. Sur les 260 ha restant à urbaniser, 23 ha seront alloués à une lisière agricole, transition entre la partie urbanisée et les 400 ha, au nord du Triangle, restant agricoles. «Au total, a détaillé Jean-Pierre Blazy, plus d’un quart du projet sera dédié aux espaces verts: parc central autour de la future gare du Grand Paris Express (ligne 17), parc urbain et ferme urbaine dans le cadre du projet EuropaCity et parc paysager au sud du Triangle. Outre EuropaCity — complexe mêlant commerces, loisirs et culture —, qui occupera 80 ha, un parc d’activités tertiaires verra le jour aux abords de la gare. Une première tranche de 15 ha figure parmi les sites de l’appel à projets «Inventons la Métropole du Grand Paris» dont l’équipe lauréate sera désignée le 25 septembre. «EuropaCity, c’est 10 000 emplois estimés, 50 000 au total sur le Triangle de Gonesse», a-t-il ajouté.

 

Une nouvelle version du master plan

Autre motivation: les engagements pris par EuropaCity en matière de formation (3 500 personnes formées deux ans avant l’ouverture puis 1 000 par an à partir de l’ouverture) et de développement durable. «EuropaCity promet un projet exemplaire avec 100% de l’énergie produite sur place. Nous veillerons au respect de ces engagements à l’occasion de l’attribution des permis de construire», a indiqué Jean-Pierre Blazy.

Le maire de Gonesse a par ailleurs énuméré les modifications qui ont été apportées au projet de PLU révisé, tenant compte notamment des recommandations de l’Autorité environnementale: augmentation de la superficie de la lisière agricole, nouveau phasage pour l’aménagement du Triangle, afin de permettre une urbanisation progressive et maîtrisée, nouvelles normes en matière de stationnement vélo ou de performance énergétique des bâtiments.

Si le nouveau PLU est voté le 25 septembre, Alliages & Territoires, la filiale commune d’Immochan et du groupe chinois Wanda, présentera deux jours plus tard, une nouvelle version du master plan d’EuropaCIty.

En attendant, les opposants au projet ne désarment pas. Une poignée d’entre eux disait «Non à EuropaCity, grand projet inutile», mardi devant le bâtiment dans lequel se déroulait la conférence de presse.

 

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    Nous attendons du « Moniteur » d’être un journal un peu plus « analytique » dans ses articles. Ici, la question est grave: s’agit-il de bétonner, comme depuis des décennies, toutes nos franges agricoles (et en conséquence de tuer la ville qui est à l’intérieur), ou, enfin, de réfléchir et de réconcilier habitat et nature, de les entremêler? Je veux bien croire que le « Moniteur » est le journal des Travaux Publics, mais parfois il devrait prendre un peu de recul et jouer le rôle de « journaliste » auquel il prétend, sinon il n’est qu’un organe de propagande, dans le sens où il relaie des informations non contrôlées, à l’avantage de ceux qui les diffusent…
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