Transport et infrastructures

Euro 2012 : la partie commence pour le tandem Ukraine-Pologne

Autoroutes quasi-inexistantes, capacité hôtelière déficiente ou archaïque, stades à construire ou rénover… la Pologne et l’Ukraine devront beaucoup travailler pour assurer le succès de la Coupe d’Europe 2012 de football, qui leur a été attribuée mercredi.

Actuellement, un supporteur qui voudrait relier Gdansk, dans le nord de la Pologne à Donetsk, dans le sud-est de l’Ukraine, doit rouler pendant plus de 22 heures, sans compter les arrêts et l’attente aux frontières. Il n’y a que 23 kilomètres d’autoroute entre les deux villes.
Dix-sept ans après la fin du communisme et malgré la disponibilité d’importants fonds de l’Union européenne, la Pologne n’a pas réussi jusqu’à présent à se doter d’un réseau autoroutier de base entre les principales métropoles du pays.
La situation est semblable, dans une Ukraine qui compte encore beaucoup plus de retard sur la Pologne, pourtant l’un des pays les plus pauvres de l’Union européenne.
Les trains ne sont pas plus rapides car ils doivent rouler sur des voies souvent hors d’âge qui souffrent d’un manque d’investissements.
Et si les lignes aériennes à bas coût sont en plein essor en Europe centrale, il n’existe pour le moment pas de liaison bon marché entre l’Ukraine et la Pologne.

Dans les deux pays, dès que l’on sort des capitales, les bons hôtels aux normes les plus récentes deviennent une denrée rare et en tout cas largement insuffisante pour héberger des dizaines de milliers de supporteurs ainsi que les milliers de journalistes et d’officiels.
C’est en particulier le cas de Lviv dans l’ouest de l’Ukraine, qui dispose pourtant d’un potentiel touristique important grâce à la beauté baroque de sa vieille ville.

Mercredi, dirigeants polonais et ukrainiens ont assuré qu’ils seraient à la hauteur de la chance que leur a accordée l’UEFA. La Pologne a rappelé que les 26 milliards d’euros nécessaires aux infrastructures bénéficieront pour une grande part de fonds de l’UE. Mais le président polonais Lech Kaczynski a prévenu mercredi que l’Euro-2012 « représente aussi un énorme effort ».

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