Collectivités territoriales

Euralille en ordre de marche pour que la ville continue

Changement de directeur général, renouvellement de concessions: Euralille vit un moment charnière. La «turbine tertiaire» chère à Pierre Mauroy est prête à repartir.

Martine Aubry a bien essayé de le retenir encore un peu mais Michel Bonord, qui avait déjà joué une prolongation, a, cette fois, opté pour la retraite. Cet architecte de formation, qui fit l’essentiel de sa carrière chez SIA Habitat, bailleur éclairé sur l’aménagement, ne devait, pourtant, au départ, qu’assurer un intérim après le « transfert» de Laurent Théry à Marseille. Mais le directeur général délégué fera, dans son style tout en modestie, un grand directeur général de la SPL Euralille, dans la lignée des Baïetto et Subileau. Michel Bonord possédait surtout cette capacité rare à réunir les gens autour d’une table, le b.a.-ba quand on prétend organiser le «vivre ensemble» mais qui ne coule pas forcément de source.

Michel Bonord a souhaité passer la main à son directeur opérationnel, Fabrice Veyron-Churlet. Martine Aubry l’a écouté. Cet ingénieur ESTP de 45 ans, arrivé à Euralille en 2008 après neuf années passées à la Semapa sur le projet Paris Rive Gauche, hérite d’un magnifique terrain de jeu. L’année 2016 devrait, en effet, marquer un tournant dans l’histoire d’Euralille. Avec tout d’abord la fin de la clôture opérationnelle de la ZAC du Centre international d’affaires des gares (Euralille 1, 689 000 m2 réalisés) et le lancement de la concession d’aménagement Euralille 3 000 (objectif 250 000 m2 sur la période 2016-2022), censée faire d’Euralille un vrai quartier. Le projet Souham 4 (12 000 m2 devant accueillir des commerces inédits à Lille, un hôtel Mama Shelter et une promenade suivant celle des anciens remparts, de Alzua+ maître d’œuvre, 2016-2018) en sera la vitrine. Nouvelle concession également pour Euralille 2 (215 000 m2 réalisés), avec un objectif de 109 000 m2 supplémentaires. 2016 donnera encore le top départ du projet Saint-Sauveur: nouvel accord-cadre, nouveau mandat et création d’une ZAC de 23 ha sur laquelle l’architecte danois Jan Gehl prévoit d’articuler 300 000 m2 d’usages. Sans parler de la poursuite des projets Pépinière et Porte de Valenciennes. « On entre désormais dans un détail fin parce qu’il faut partir des solutions pour atteindre les objectifs», commente Fabrice Veyron-Churlet.

Bref, après une période de flottement, la SPL Euralille dispose à nouveau de moyens pour agir sur la turbine tertiaire. Il était temps car l’offre était devenue faible. Il se murmure même que les objectifs « raisonnablement ambitieux» du moment pourraient être dépassés. « La ville continue, le slogan d’Euralille, n’a sans doute jamais été aussi adapté», conclut Michel Bonord.

 

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