Quartier

Et vous, vous faites quoi en attendant au feu rouge ?

Les lauréates du concours grandes écoles « Ville accessible », organisé dans le cadre du salon Urbaccess, ont imaginé de faire de l’attente aux feux rouges des grands croisements urbains des moments de pause et de ces lieux de passage obligés, des espaces fonctionnels.

Elles ne se connaissaient pas il y a encore trois mois, viennent d’horizons universitaires différents, mais Carlyne Berthot (étudiante en Master 2 vieillissement, société et technologie à Grenoble), Camille Bourguignon (architecte, en master d’urbanisme à Sciences-Po Paris), Emmanuelle Morisseau (Master 2 ingénierie des transports à Lyon 3) et Olivia Martin (Master II droit et sciences politiques à Lyon 3) ont donné naissance à un projet urbain innovant dans son approche, d’une simplicité et d’une pertinence étonnante.

Dans le cadre du concours « Ville accessible » qu’elles ont remporté mardi 22 mars, les quatres jeunes femmes ont décidé de travailler sur les temps de pause dans la ville, pour changer le rapport à cet espace en perpétuel mouvement et qui fonctionne à flux tendu. Où s’arrêter ? Combien de temps ? Pour quoi faire ?

 

 

C’est au cours d’une conversation par Skype qu’a surgi l’idée : le passage obligé pour tous dans une ville, où le temps d’attente est imposé, le passage marqué par une signalétique reconnaissable par tous, c’est le croisement et ses feux rouges. « Nous nous sommes penchées sur ces lieux, des carrefours emblématiques de nos villes, Paris, Lyon et Grenoble, et nous nous sommes servies de ces feux comme d’un tremplin pour imaginer une manière de façonner l’existant et faire de ces lieux des points d’ancrage dans leur quartier », racontent-elles d’une même voix.

Les filles du groupe « Au coin du feu » se sont donc déployées, armées de carnets de notes et d’appareils photos, dans différents quartiers de Paris, Lyon et Grenoble et ont interrogé les passants sur leurs usages et leurs attentes. « Au travers d’un design évolutif, adaptable aux différentes situations et usagers, notre projet cherche à transformer les carrefours de nos quartiers en de véritables lieux de vie qui font sens », expliquent-elles.

 

 

Bornes de recharges pour téléphones mobiles, bancs, affichage d’informations locales, tout est possible pour « repenser la pause dans le parcours comme un temps permettant plus facilement de s’informer, d’échanger et de retrouver l’énergie dépensée pour arriver en un point et accéder plus facilement au suivant. »

Les besoins, l’autonomie et les capacités de chacun sont évidemment pris en compte, répondant par-là à la problématique de l’accessibilité.

Un projet qui a séduit à l’unanimité le jury, qui a donc alloué le prix, doté par la RATP de 3000 euros, aux quatre jeunes femmes.

 

Focus

Le jury du concours grandes écoles "Ville accessible"

Président : François Bellanger, dirigeant de Transit-City, structure spécialisée dans la prospective urbaine, la mobilité et les mutations du corps et du sport.

Blandine Calcio-Gaudino, responsable du Pôle Santé-Social-Vieillissement de la Caisse des dépôts.

Jean-Pierre Texier de la mission accessibilité de la RATP.

Claude Dumas, ergothérapeute, directeur général du Centre de Ressources d’Innovation Mobilité Handicap (CEREMH), créé en décembre 2000.

Mireille Apel-Muller, déléguée Générale de l’Institut pour la ville en mouvement /PSA Peugeot Citroën.

Carole Guéchi, directrice de l’Accessibilité de la SNCF.

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