Transport et infrastructures

Espagne : la LGV Sud Europe Atlantique menacée par l’ETA

L’organisation indépendantiste basque armée ETA a menacé « de mort », dans des lettres envoyées à la fin de l’été, les patrons de plusieurs entreprises de BTP travaillant sur le chantier de la partie espagnole de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique, affirme le quotidien régional El Correo. Cette information intervient dix jours après l’assassinat au Pays Basque par un commando présumé de l’ETA d’Ignacio Uria Mendizabal, 71 ans, propriétaire de l’entreprise Altuna y Uria, qui travaillait sur ce chantier. Cette information vient confirmer que la partie espagnole de la future LGV, devant relier les trois principales villes basques Bilbao, Saint-Sébastien et Vitoria à horizon 2013, est devenue une cible officielle pour l’organisation clandestine.
Cette LGV fait partie de la ligne Sud Europe Atlantique, un projet prioritaire du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T), à ce titre financé par l’Union européenne. Deux tronçons concernent l’Hexagone (Tours-Angoulême-Bordeaux et Bordeaux-Dax). Un troisième est à cheval sur le pays Basque français et espagnol (Dax-Vitoria-Bilbao). Ce sont les sections déjà en construction en Espagne – entre Vitoria et Bilbao et entre Bergara et Irun – qui font l’objet de menaces de la part de l’ETA. La mise en service du tronçon transfrontalier Irun-Hendaye-Dax, qui traverse donc le pays basque français, interviendra au-delà de 2013.

Hugues Boulet avec AFP

Plus d’informations sur le BTP en Europe avec Le Bulletin européen du Moniteur

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