Paysage

Espaces verts : la mort de Roland Jancel, l’homme aux magnolias

Mots clés : Aménagements extérieurs - Etat et collectivités locales

Les services d’espaces verts des collectivités pleurent Roland Jancel, décédé le mercredi 7 août à l’âge de 76 ans. Il avait présidé leur association nationale Hortis pendant cinq ans, entre 1996 et 2001. A Nantes où il a dirigé le service de 1984 à 2001, la maire Johanna Rolland rappelle que son nom reste associé à la renaissance régionale du magnolia.  

Les Français le connaissent sans le savoir : Roland Jancel a inventé les Systèmes intégrés de fleurissement urbain (Sifu). Brevet toujours exploité par la société Atech à Cholet (Maine-et-Loire), ces suspensions florales à arrosage automatique ont certes pris un coup de vieux avec la montée en puissance des critères écologiques dans l’appréciation du fleurissement. Les Sifu n’en ont pas moins accompagné le mouvement des villes et villages fleuris de France. Surtout, ils témoignent de l’esprit d’innovation qui a animé Roland Jancel, directeur du service d’espaces verts de Nantes pendant les quinze dernières années du XXème siècle.

 

L’innovateur

 

« Toujours curieux des nouveautés, il a fait partie des premiers expérimentateurs des puces électroniques pour le suivi des arbres »,  souligne Françoise Barret, ingénieur au service des espaces verts de Nantes. Cette année, le 80e anniversaire de l’association Hortis lui a donné une ultime occasion de revenir sur son parcours de défricheur d’innovations : dans le dossier commémoratif de la revue « De ville en ville », Roland Jancel rappelle qu’il a porté sur les fonts baptismaux le site web de l’association des directeurs de services d’espaces verts.

 

Le passeur

 

L’innovateur se voulait aussi passeur de relais, comme il le soulignait dans ce même témoignage recueilli par Jean-Pierre Gueneau, l’actuel président d’Hortis. Roland Jancel y rend hommage à son prédécesseur à la direction des espaces verts de la ville aux 100 parcs : « Je n’étais animé d’aucune ambition particulière, mais pris dans la foulée de cet extraordinaire meneur d’hommes qu’était Paul Plantiveau ». D’un directeur à l’autre, la continuité des ambitions vertes fait également partie des premières qualités évoquées par Françoise Barret.

 

Le collectionneur

 

Le magnolia en constitue le symbole : issu de l’école d’ingénierie horticole de Versailles avant qu’elle ne devienne une école de paysagistes, Roland Jancel gardait une culture de botaniste, attaché à la notion de collection. « Il a contribué à transformer cette plante quasi-indigène en un emblème de Nantes », insiste Françoise Barret. Une démonstration précoce des convergences possibles entre l’art des jardins et l’attractivité économique.

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