Paysage

Espaces Verts : Galabau dévoile ses faces industrielle et sensible

Mots clés : Aménagements extérieurs - Travaux publics

Avec 1 300 exposants du 14 au 16 septembre à Nuremberg, le plus grand salon mondial dédié aux parcs et jardins a retrouvé l’audience de son édition de 2014. Le boom de la participation internationale a compensé le tassement des démonstrations de matériels allemands, malgré un calendrier et un marché encombrés par la proximité de Bauma, rendez-vous mondial des engins de TP.

Ni bruit, ni gaz : ce jeudi 15 septembre dans les allées archi-comble de la foire de Nuremberg transfigurée par l’architecte Zaha Hadid, le show de Wacker Neuson montre la voie technologique suivie par les fournisseurs de matériels d’espaces verts. Après les tondeuses, les souffleuses et les taille-haie, place au lourd : le zéro émission s’impose dans les mini-pelles, les chargeuses et les élévatrices jaune pétant, dont le ballet silencieux épate les visiteurs. 

 

Le saut technologique résulte du progrès des batteries et des stations de chargement électrique, mais aussi d’une utilisation plus efficiente de l’énergie : la double motorisation des chargeuses WM 20 E dissocie les efforts requis par la conduite et par le levage, garantissant une autonomie minimale de 5 heures pour une capacité de 1300 kg.

A l’opposé de son incontournable pôle industriel, le salon Galabau laisse s’épanouir sa face verte et sensible : il suffit de traverser le grand patio intérieur où s’affairent les apprentis de tous les Länder, qui jouent jusqu’au lendemain leur sélection aux Olympiades des métiers de 2017 à Abu Dhabi. Dans le hall 4 dominé par les grands pépiniéristes dont les champions nationaux Lappen et Bruns, mais aussi par la fédération allemande des entreprises du paysage (BGL), les paysagistes concepteurs de la BDLA ont, pour la première fois, hissé leur drapeau : un stand en bois, conçu par les lauréats d’un concours ouvert aux étudiants d’Allemagne et d’Autriche, orchestré par Elisabeth Lesche, chargée des jeunes paysagistes au bureau exécutif de la fédération.

 

Paysage nourricier

 

A côté de la revue de la fédération et de sa carte interactive qui donne accès à 2000 projets, la distribution des pommes anciennes produites dans la ceinture verte de Cologne illustre une tendance encore balbutiante en Allemagne : le paysage retisse ses liens avec la terre nourricière.

Non loin de là, le français Pépinières Châtelain surfe sur la même vague avec une stratégie de niche qui accompagne sa première participation à Galabau : « Nous sommes les seuls à venir avec des fruitiers », souligne Maxime Malard, directeur commercial. Sa présence illustre une autre tendance : avec 28 exposants, la France double sa participation, par rapport à la précédente édition de l’événement biennal, accompagnant ainsi la progression de 10% enregistrée par Galabau, parmi les exposants non allemands.

 

Français décomplexés

 

Symbole d’un Hexagone vert, conquérant et décomplexé, Jean-Pierre Barre, créateur d’Oeliatec implantée dans la périphérie rennaise, récolte les fruits de son audace : ses machines électriques de désherbage à eau chaude de récupération réussissent leur percée allemande, après deux ans d’effort. « Après une longue phase de démarrage consacrée à la structuration d’un réseau de distributeurs parmi les motoristes, l’accélération se révèle plus rapide que prévu, d’autant que nous n’avons pas de concurrents allemands, en dehors de Kärcher, qui arrive tout juste », se réjouit l’entrepreneur breton. Oeliatech, dont le chiffre d’affaires passe de 1,2 à 2 millions d’euros entre 2015 et 2016, première année dominée par l’exportation, mise sur l’effet réseau, au sein de l’association Le Retour où se retrouvent d’autres exportateurs français de matériels d’espaces verts comme Etesia ou Pellenc.

 

 

Petit frère lyonnais

 

Cette success story d’une start-up française reflète l’état d’esprit qui domine Galabau : la confiance dans la croissance verte à l’échelle internationale continue à animer les participants comme l’organisateur. Petit frère lyonnais de l’événement bavarois, le salon Paysalia, exposant pour la seconde fois à Galabau, espère bien en tirer profit lors de sa prochaine édition en décembre 2017, comme en témoigne Françoise Vetard, chef de projet chez GL Events, concessionnaire de l’événement organisé par l’Union nationale des entreprises du paysage : « Comme en 2015 pour notre première expérience à Galabau, nous vérifions que la présence physique et le contact direct font encore la différence, dans le monde des espaces verts, pour réussir une prospection commerciale. C’est très rassurant ».

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