Paysage

Espace public : une charte éthique interprofessionnelle en gestation

Mots clés : Architecture - Conservation du patrimoine

Ouverte à la signature des organisations professionnelles représentatives de l’aménagement de l’espace public, la « charte éthique », proposée par le Séminaire Robert Auzelle (SRA), a souffert des débats houleux qui ont accompagné les dispositions de la loi Création, architecture patrimoine relatives aux permis d’aménager. Mais le SRA ne désarme pas.

« Avec ses insuffisances qui se combleront au fil du temps, le texte pourrait enfin permettre que chacun se parle au service de la même cause ». Administrateur du séminaire Robert Auzelle (SRA) pour lequel il a animé le groupe de travail sur le projet de « charte éthique interprofessionnelle pour  la qualité du cadre de vie », Roland Peylet maintient le cap. L’association d’utilité publique a profité de son conseil d’administration, le 2 février, pour rappeler l’ambition qu’elle a cherché à partager, tout au long de l’année 2016, au cours  de quatre réunions de travail avec les ordres des architectes et des géomètres experts, le syndicat des aménageurs, l’office de qualification des urbanistes, la société française des urbanistes et la fédération du paysage. Après les polémiques qui ont précédé le décret de la loi Création, architecture et patrimoine relatif à la maîtrise d’œuvre des lotissements, le déminage du terrain progresse, selon le SRA.

 

 

Devoir d’alerte

 

Distinct des règles déontologiques propres à chacune des professions, le texte engage ces dernières dans le domaine de la formation à l’aménagement de l’espace public, autour de l’idée d’un tronc commun et de prestations d’enseignement. Le projet de charte pose un devoir d’alerte interprofessionnel. Le séminaire Robert Auzelle se propose d’assumer le secrétariat d’une assemblée permanente des signataires. « Les urbanistes sont prêts. Les ordres des architectes et des géomètres pourraient se rapprocher », assure Roland Peylet.

 

« De l’espace public » : un ouvrage manifeste

 

Outre le portage du projet de charte, le séminaire apporte sa contribution à la définition des valeurs communes aux professionnels de l’espace public, à travers trois ouvrages commandés par la direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature du ministère de l’Environnement. Le conseil d’administration du 2 février a donné lieu  à une présentation du premier d’entre eux : « De l’espace public » résume l’histoire des vides urbains, de l’Antiquité à nos jours, pour mettre en lumière l’apport prémonitoire de Robert Auzelle et de ses héritiers, identifiés à travers les prix de l’Art Urbain, orchestrés par le SRA depuis 1992. « A l’opposé du modèle reproductible de la Cité radieuse, la Cité de la Plaine, dessinée par Robert Auzelle à Clamart en 1948, ouvre la voie à la réflexion sur le vide dans l’espace urbain, et à une conception pluridisciplinaire, en concertation avec les habitants », explique Aude Vaspart, co-auteur de l’ouvrage aux côtés de Robert-Max Antony, président du séminaire.

 

Plans de mise en valeur

 

Ce dernier ambitionne d’ouvrir un débat sur des « plans de mise en valeur de l’espace public » qui synthétiseraient les multiples approches thématiques des plans locaux d’urbanisme. Les deux autres ouvrages en gestation enrichiront la contribution du SRA à ce débat : ils traiteront de « l’art urbain », et de « l’éthique du cadre de vie ».

 

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