Matériaux et équipements

Epilogue de l’« Affaire ouate » : deux à trois ans de répit pour les fabricants

Mots clés : Produits et matériaux

La validité des avis techniques des isolants en ouate de cellulose avec sel de Bore est prolongée jusqu’à l’été 2015.

Le feuilleton à rebondissements que connait la filière de la ouate de cellulose depuis deux ans semble toucher à sa fin. Mardi 18 juin la commission chargée de formuler les avis techniques (CCFAT) a décidé de prolonger la validité des avis techniques des isolants avec sel de Bore de deux ans. Les fabricants qui le demandent pourraient même bénéficier d’une année supplémentaire. Ainsi les avis techniques, documents non obligatoires mais indispensables sésames pour entrer sur les chantiers français,  seraient valides jusqu’à l’été 2016.

 

 

« Redorer le blason de la ouate »

 

 

Olivier Legrand, président du syndicat européen des producteurs de ouate de cellulose (Ecima) parle d’une « excellente nouvelle ». « Avec cette décision, on tire un trait sur les initiatives passées précipitées et on rentre dans une logique raisonnée, juge-t-il.  Ces trois années que nous laissent la CCFAT serons mises à profit pour trouver un produit de substitution au sel de bore (utilisé comme ignifugeant). Institutions, fédérations,… tout le monde semble désormais participer au rétablissement de la filière. Ce climat va permettre de travailler sereinement et aisni de redorer le blason de la ouate ».

Pour connaître tout l’historique, lire notre article, « Affaire ouate » (1/4): addition salée pour les fabricants d’isolant en journaux recyclés

Un groupe de recherche associant des producteurs, des formulateurs, le Centre scientifique et technique du bâtiment, le centre technique « Forêt cellulose bois-construction ameublement » a déjà commencé, en collaboration avec la Direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages, a travaillé sur le sujet.



Toujours sous surveillance



Reste que les procédés d’isolation thermique à base de ouate de cellulose figurent encore sur la liste des produits mis sous surveillance par l’Agence Qualité Construction (AQC), association visant à prévenir les désordres dans le bâtiment et améliorer la qualité de la construction.

Pour en savoir plus sur la décision de l’AQC, lire notre article, « Affaire ouate » (3/4) : qui veut la peau de la filière ?

Mais le président d’Ecima est confiant. « On a reçu un courrier de l’AQC qui nous indique que la mise sous surveillance sera levée une fois que nous aurons précisé, dans les avis techniques, les précautions à prendre vis-à-vis de la mise en place des spots dans la ouate», indique Olivier Legrand.

Concernant les produits avec sel d’ammonium, ils devraient disparaître du marché français. La Direction Générale de la Prévention des Risques a rédigé un projet d’arrêté visant à interdire la fabrication et la commercialisation des ouates adjuvantées aux sels d’ammonium.

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    Le grand n'importe quoi, suite...

    Si l’on regarde l’histoire depuis le début, la CCFAT rejette le sel de bore parce que considéré comme biocide dangereux. Substitution de ce produit par l’ammonium et gros clash avec ce produit. La CCFAT revalide donc le bore en justifiant cette décision par le fait que le rapport REACH dit (et a toujours dit) que le bore est considéré comme biocide au-delà d’une concentration de 5,5%, ce qu’aucune ouate sur le marché français n’atteint. La CCFAT aurait-elle donc mal lu ce rapport dès le début ? Toujours est-il qu’elle donne un délai supplémentaire de 2 à 3 ans pour de nouveau substituer le bore… Il faudrait donc savoir : soit le bore est dangereux et on le supprime immédiatement, soit il n’est pas dangereux. On ne peut pas dire aux gens qu’il est dangereux mais comme aujourd’hui on ne sait pas faire autrement, on va continuer à les intoxiquer pendant deux ans, le temps qu’on trouve autre chose. No comment.
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