Energie

Eolien offshore: Royal débloque le dossier du parc de l’Île d’Oléron

Mots clés : Gouvernement - Réglementation

A deux reprises, Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, a confirmé la réalisation du parc offshore au large de l’île d’Oléron (Charente-Maritime): le 23 novembre dernier tout d’abord en l’inscrivant dans un nouvel appel d’offres et le 22 mars au Salon Seanergy du Havre.

S’il n’avait pas été retenu lors du dernier appel d’offres relatif aux «installations éoliennes de production d’électricité en mer», ce projet n’est donc pas enterré. Ségolène Royal a mandaté, en fin d’année 2016, le Préfet maritime de l’Atlantique, celui de la région Nouvelle-Aquitaine et le Préfet de Charente-Maritime pour «poursuivre les consultations locales et définir, en concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire et le public, un périmètre précis pour le développement d’un parc éolien en mer posé et son raccordement au réseau public de transport d’électricité».

 

Un chantier à 2 milliards

 

Depuis maintenant quatre ans, l’énergéticien WPD Offshore travaille sur ce dossier qui fait aujourd’hui pratiquement l’unanimité de la part des élus impliqués. Le projet dans son ensemble table sur l’immersion de 60 à 80 éoliennes. Elles seront situées à une quinzaine de kilomètres au large du port de la Cotinière, au sud-ouest de l’île, sur un périmètre d’une centaine de kilomètres carrés. Les machines culmineront à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer et reposeront à 30 mètres de profondeur. «Nous devrons conduire des études de sol pour savoir le type d’amarrage que nous utiliserons. Les mâts seront soit ancrés via des pieux enfoncés à 10 voire 15 mètres de profondeur, soit posés dans des socles en béton précontraint», suggère Vincent Balès, directeur général de WPD France. À terme, le parc délivrera une puissance de 500 MW, soit la consommation en électricité de 650 000 personnes, l’équivalent de la consommation domestique de la Charente-Maritime.

Outre son investissement colossal, 2 milliards d’euros, ce dossier est également présenté comme un levier économique considérable pour le territoire. Ainsi, Pascal Massicot, président de la communauté de communes d’Oléron précise que le parc «générera près de 2000 emplois directs pour la construction et plus de 100 emplois locaux en exploitation».

Alors que des réunions publiques ont été organisées sur le territoire en début d’année, il faudra attendre mars 2018 pour connaître les résultats de l’appel d’offres. Quant au démarrage des études d’impact et de faisabilité, il est imminent. Le parc pourrait entrer en service à l’horizon 2023.

 

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