Energie

Eolien offshore : « La Compagnie du Vent » propose des aménagements pour son parc de 141 mâts

La Compagnie du Vent, qui veut construire un gigantesque parc éolien marin en Manche, a proposé, mardi 8, de l’ouvrir à toutes formes de pêche et de l’éloigner un peu plus de la côte pour répondre aux inquiétudes des pêcheurs et des riverains.

Le responsable des opérations offshore de cette filiale du groupe GDF Suez, Jean-Mathieu Kolb, a formulé ces nouvelles propositions au Tréport lors de la dernière réunion du débat public consacré à ce projet de 141 éoliennes d’un coût de 1,8 milliard d’euros.

Chalutage des bateaux entre les éoliennes

Concernant la pêche, la Compagnie du Vent propose une organisation de son parc – qui s’étendrait entre Criel-sur-Mer (Seine-Maritime) et Cayeuxsur- Mer (Somme) – rendant possible le chalutage des bateaux entre les éoliennes. Un périmètre de sécurité resterait toutefois interdit à la navigation et à la pêche«à proximité immédiate de chaque éolienne ». Dans sa forme précédente, le projet prévoyait un gel complet de la surface du parc estimée à 75 km². Pour le maître d’ouvrage, ce gel aurait conduit à une perte de 5% de la surface de pêche des pêcheurs de la côte concernée tandis que les représentants de ces derniers estimaient à 70% la perte d’activité pour une soixantaine de bateaux.

Réduire l’espace occupé par le parc dans le panorama

Concernant l’impact visuel, l’entreprise propose de décaler l’emplacement des éoliennes de manière« à réduire l’espace occupé par le parc dans le panorama» en portant sa distance moyenne à la côte de 14 à 18 km. La Compagnie du Vent veut ainsi répondre aux professionnels du tourisme et aux riverains qui craignent que les éoliennes ne forment «un rideau» barrant l’horizon. Contesté localement, ce projet est soutenu à l’échelon régional par les milieux économiques, les principales collectivités et les grands partis à commencer par l’UMP, le PS et, sous conditions, les Verts.
Le paysagiste Pascal Cribier fait parti des contestataires. Associé à la mise en image du projet des Deux-Côtes, il a déclaré au journal LeMonde qu’il allait « demander que soient posés, in situ, sur la baie de Somme, au Tréport, sur les falaises de Dieppe, au cimetière marin de Varengeville, des panneaux illustrant, grandeur nature, l’impact des éoliennes. » Il veut ainsi « aider les gens à se mobiliser et persuader les porteurs du projet qu’ils vont se rendre responsables de la destruction d’un paysage unique. »

Pour voir le site du débat public sur le projet de parc éolien en mer des deux côtes, cliquez-là

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X