Chantiers

Envol de l’archange Saint-Michel en toute sécurité

Mots clés : Établissements de culte, funéraire - Matériel - Equipement de chantier

La statue qui surplombe l’abbaye du Mont Saint-Michel  a été déposée afin d’être restaurée. Pour sécuriser l’opération d’hélitreuillage, un échafaudage a été monté autour de la flèche.

Le 15 mars dernier, la statue de l’archange qui domine l’abbaye du Mont Saint-Michel s’est envolée de son socle, emportées par un hélicoptère pour être ensuite transportée en camion jusqu’en Dordogne où elle doit être restaurée. L’opération, qui durera deux mois,  permettra de rétablir toute la dorure sur le cuivre et de traiter l’épiderme de la statue qui a subi les attaques des vents marins depuis sa dernière restauration datant de presque trente ans.

La statue, mesurant 4,20 de haut et pesant plus de 500 kg, coiffe une flèche néogothique qui couronne le toit pointu de la tour centrale de l’abbaye. Elle représente Saint-Michel terrassant avec une épée, ailes déployées, un dragon incarnant le mal. Cette œuvre d’Emmanuel Fremiet, achevée en 1897, joue le rôle de paratonnerre  avec ses trois pointes intégrées dans l’épée et les deux ailes de l’archange. Malgré ce dispositif, la statue a été gravement endommagée lors d’un violent orage en 1982. Déposée en 1987, restaurée et redorée, l’archange emmené dans les airs par un hélicoptère fut replacé au sommet de l’édifice quelques mois plus tard.

 

 

 

Echafaudage de 28 mètres de hauteur

 

Trente ans après, la statue doit être à nouveau redorée. Pour permettre l’envol de l’archange en toute sécurité, Layher s’est vu confier la réalisation d’un échafaudage mis en appui sur le balcon de la flèche puisqu’il est impossible de toucher à la structure du bâtiment. Il fallait imaginer une structure élancée, à moitié vide, et la monter en haut de la flèche avec des vents d’au moins 50 km/h. Le montage a été réalisé en deux semaines par trois monteurs d’échafaudage.

L’échafaudage total mesure 28 mètres de haut pour pouvoir atteindre le sommet de l’abbaye et faciliter la dépose de l’archange. Toutes les pièces ont été apportées par hélicoptère jusqu’au parvis de l’église abbatiale. Puis, la manutention verticale de tout ce matériel a été effectuée grâce à un treuil et à une poulie à travers le chœur et le fût du clocher sur 35 mètres de haut. L’absence de dégagement et de lieu de stockage ont rendu la tâche encore plus complexe.

« La principale difficulté dans cette étude est la prise au vent de l’échafaudage, estime Samuel Jarry, responsable des études chez Layher. La structure est donc symétrique pour éviter l’effet de girouette. Les deux côtés sont équipés de planchers pour renforcer la sécurité au montage. Une attention particulière est portée aux niveaux des amarrages puisque les butons sont posés avec une précontrainte de façon à éviter les jeux entre l’échafaudage et la flèche. »

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