Environnement

Environnement : un label européen pour la filière forêt-bois-papier

Mots clés : Bois - Produits et matériaux

Propriétaires forestiers, industriels du bois et distributeurs peuvent désormais acquérir un label européen garantissant que le bois produit ou utilisé comme matière première provient de forêts exploitées dans des conditions respectueuses de l’environnement.
Ce label, le PEFC (Pan European Forest Certification), est beaucoup mieux adapté au morcellement de la forêt européenne et à la multitude de petits producteurs de bois du Vieux continent que son principal concurrent international, le FSC (Forest Stewardship Council), a estimé son président, Henri Plauche Gillon.
Créé en 1998, cinq ans après le FSC, il vise comme ce dernier à garantir le respect des principes de bonne gestion forestière définis au 1er Sommet de la Terre de Rio (juin 1992): assurer la régénération des arbres, la diversité des essences, de la faune et de la flore ainsi que la protection des cours d’eau et des sols forestiers.

Mais contrairement au FSC, il présente l’avantage de mutualiser les frais d’expertise et de délivrance des certificats de bonne conduite au niveau régional, explique M. Plauche Gillon. Il évite ainsi au détenteur de quelques hectares de bois, cas fréquent en Europe, de devoir payer « un prix prohibitif » pour le précieux sésame qui sera à plus ou moins brève échéance une condition sine qua non de vente du bois.
Le FSC délivre ses certificats au propriétaire forestier individuel qui dans des pays comme les Etats-Unis et le Canada possède fréquemment des milliers d’hectares.

D’ores et déjà, déclare Stéphane Marchesi, secrétaire général de la branche française du PEFC (AFCF, Association Française de Certification Forestière), les surfaces forestières certifiées par le PEFC, plus de 42 millions d’hectares dans 11 pays d’Europe occidentale et orientale, dont 49% en Finlande, sont supérieures à celles labellisées par le FSC (28 millions ha).
Concrètement, un propriétaire forestier, qu’il soit public ou privé, peut obtenir le label PEFC en adhérant, individuellement ou par le biais d’une coopérative, à une entité régionale qui est seule habilitée à définir un cahier des charges adapté aux conditions locales. Il s’engage ainsi à ouvrir ses portes chaque année à un expert indépendant mandaté par l’entité régionale. Il lui en coûte un droit d’adhésion de 10 € plus une cotisation annuelle de 10 centimes par ha.

De son côté, l’industriel du bois, le distributeur et le revendeur peuvent acheter un logo PEFC pour leurs produits, dont le coût annuel va de 100 à 5000 € selon le chiffre d’affaires et l’activité. Ils s’engagent à financer un audit indépendant annuel qui contrôle l’ensemble de la chaîne de fabrication.
En France, où l’AFCF a été créée en mars 2000, les entités correspondront aux régions administratives. Le système est encore embryonnaire avec trois entités opérationnelles (Normandie, Bourgogne, Rhône-Alpes) qui ont certifié quelque 200.000 ha de forêts et une scierie labellisée, Ducerf, de Vendenesse-les-Charolles (Saône-et-Loire).

D’ici fin 2003, estime M. Marchesi, près de la moitié de la forêt publique et privée française (six sur 15 millions d’ha), représentant une production annuelle de bois de 20 millions de m3, devrait adhérer au système et être certifiée.

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