Transport et infrastructures

Entretien des routes : merci les contrôles radar !

Mots clés : Musées - galerie - Ouvrage d'art - Réseau routier

Un rapport détaille pour la première fois l’utilisation des recettes des radars automatiques. La quasi-totalité des amendes, soit 845,2 millions d’euros – a servi notamment à l’amélioration du réseau routier : bitumage, mise en sécurité de tunnels, percement de galeries de sécurité ou la pose de panneaux de signalisation intelligents

Près de 92% des 920 millions d’euros de recettes des radars automatiques sont consacrés à la lutte contre l’insécurité routière, notamment à l’amélioration du réseau routier, indique mardi 17 octobre un rapport officiel qui tord le cou au cliché des radars « pompes à fric ». « A quoi sert l’argent des radars automatiques? Pour la première fois, la réponse à cette question est développée en détails dans un rapport officiel annexé au Projet de loi de finances de l’année 2018 », a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Le document révèle que « la quasi-totalité des amendes radars (91,8%, soit 845,2 millions d’euros), a bien été consacrée à la lutte contre l’insécurité routière, notamment à travers l’amélioration du réseau routier, contre 8,2% (75 millions d’euros) affectés au désendettement de l’Etat ». Ces 845,2 millions sont répartis entre l’Agence de financement des infrastructures de transports de France (351,5 millions d’euros), les collectivités territoriales (254,7 millions d’euros) et la Délégation à la sécurité routière (239 millions d’euros).

Ils ont notamment servi au bitumage du réseau routier national, à la mise en sécurité de tunnels, au percement de galeries de sécurité, à la pose de panneaux de signalisation intelligents (panneaux à messages variables) ou encore à déployer et maintenir les systèmes automatiques de contrôle et de sanction.

Les 8% restants, soit 75 millions d’euros, proviennent « uniquement des recettes liées aux amendes forfaitaires majorées ».

« Ce premier rapport officiel, qui sera publié chaque année en annexe du Projet de loi de finances, témoigne du désir de transparence pour répondre aux détracteurs de la sécurité routière: on entendait que les radars c’était des pompes à fric, des recettes fiscales pour l’Etat », a expliqué à l’AFP Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière. Les 4.398 radars ne sont pas implantés « en considération d’intérêts financiers, mais uniquement pour contribuer à la réduction des morts et des blessés sur nos routes », fait valoir le ministère.

En 2016, le produit des amendes liées aux infractions de la route s’est élevé à 1,8 milliard d’euros, dont 920 millions d’amendes des radars automatiques. Les 897 autres millions correspondent aux amendes de stationnement et des contraventions émises par la police de circulation.

Depuis 2003, les recettes des radars n’ont cessé d’augmenter et devraient rapporter plus d’un milliard d’euros à l’Etat en 2018. La mortalité routière, elle, connaît sa troisième année d’augmentation consécutive, une première depuis 1972.

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