Energie

Enerpresse Forum : Production énergétique et territoire

Comment industriels et politiques peuvent combiner leur effort pour assurer le développement énergétique et économique d’un territoire ? Réponse et réactions lors du Enerpresse Forum 2013.

 

« Un débat qui arrive en plein débat », a démarré hier jeudi 27 juin à Deauville, selon la formule de Guillaume Maincent, animateur des cinq tables rondes d’Enerpresse Forum, qui s’est ouvert avec la question des retombées de la production énergétique pour les territoires. Deux élus locaux, deux industriels, un universitaire et un avocat ont partagé leurs expériences. Une diversité de points de vue et de sensibilités qui a permis de faire le tour, et des détours, du sujet.

Pour Manoelle Lepoutre, directeur développement durable et environnement de Total, « avec le développement progressif des ENR se pose la question de la décentralisation de l’énergie », domaine dans lequel « il reste beaucoup à innover et à inventer ». Pour autant, entre les effets directs, indirects et induits (les plus importants, mais les plus durs à détecter), le calcul même des retombées économiques en question est extrêmement complexe, a expliqué Patrice Geoffron. Pour le directeur de la CGEMP à Paris-Dauphine, ces calculs seraient même vains, car les incertitudes vont planer sur les années 2010 et 2020, prenant pour exemple la situation des centrales au gaz. Il dégage trois priorités pour la problématique : refondre la gouvernance locale, pour que les investissements se réalisent ; faire évoluer la fiscalité ; recréer de la transversalité entre les territoires.

 

Une réforme du droit de l’environnement

 

« Oui, j’en suis absolument persuadé », a répondu Arnaud Gossement à une question sur la volonté des territoires de produire encore de l’énergie. Pour autant, une simplification juridique est plus que nécessaire et le droit de l’environnement est indispensable à réformer, a expliqué l’avocat. D’ailleurs, « le projet de loi transition comprendra aussi des règles du droit de l’Environnement », a-t-il indiqué, précisant que le DNTE était « aussi un débat juridique ». Un point sur lequel les élus sont tombés d’accord.

Henri Poirson, président de la communauté de communes des Vals de Moselle et de l’Esch, qui accueille depuis peu une grande centrale photovoltaïque sur une ancienne base militaire, s’est plaint des délais qu’il a dû subir lors du développement du projet et a appelé à une simplification des règles juridiques pour l’implantation d’unités de production énergétique territoriales. Illustrant par sa présence la conviction de Marie Mugler, directrice générale adjointe de Dalkia : « les territoires se sont réapproprié les questions énergétiques et ils ont raison, car c’est un véritable levier de compétitivité et d’attractivité ». Un sujet que connaît bien Bertrand Ringot.

La ville de Gravelines, dont il est le maire, héberge la plus grande centrale nucléaire de France et d’Europe de l’Ouest, et donc une énergie sécurisée, a permis l’arrivée de nombreuses entreprises. D’autant que la phobie sur le nucléaire, « sur le terrain, je ne la constate plus », a-t-il affirmé. Et d’avancer la coquette somme de 100 millions d’euros, pour 2012, récoltée par le territoire (au sens large), addition de l’ensemble des retombées fiscales issues de l’activité nucléaire de Gravelines et payée par EDF. Une raison, entre autres, de parler d’une « intégration réussie » : « le littoral dunkerquois vit bien avec le site nucléaire », conclut-il.

 

 

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