Energie

Energies renouvelables : la DGCCRF épingle les pratiques commerciales illégales

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Energie renouvelable

Non-respect des règles de démarchage à domicile, pratiques commerciales trompeuses… La vente aux particuliers de dispositifs de production des énergies renouvelables est sévèrement tancée par une enquête de l’administration.

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ne mâche pas ses mots. Lors de son enquête dans le secteur de la commercialisation de solutions d’énergies renouvelables (panneaux photovoltaïque, éoliennes domestiques…) auprès des particuliers, les services de Bercy ont constaté « de graves manquements de la part de professionnels peu scrupuleux. »

Les conclusions de cette enquête menée en 2014 sur 73 professionnels sont alarmantes : plus de la moitié des entreprises contrôlées se trouvaient en infraction. Au menu de ces petites et grandes entorses avec la réglementation : la tromperie sur les coûts et gains attendus des installations, le paiement par les consommateurs aux professionnels avant expiration du délai de 7 jours, le non-respect du délai de rétractation et le non-respect du formalisme des contrats de vente et de crédit.

Le démarchage à domicile est en effet strictement encadré par un ensemble de règles protégeant le consommateur : information pré-contractuelle, délai de rétractation de 14 jours, remise d’un contrat… Autant d’obligations sur lesquelles s’assoient certains professionnels de la commercialisation des énergies renouvelables auprès des particuliers.

 

Garant de l’environnement, pas de la moralité

 

Mais les conclusions des enquêteurs vont plus loin et interrogent la qualification des Reconnu garant de l’environnement (RGE). Près des deux tiers des entreprises épinglées au cours de l’enquête bénéficiaient de la mention RGE. Pour la DGCCRF, elle « ne constitue donc pas une garantie de bonne pratique commerciale du professionnel ».

Devant ce constat particulièrement inquiétant, les fonctionnaires en charge de la protection des consommateurs entendent bien maintenir la pression sur le secteur. « Des actions répressives sont programmées afin d’assainir le marché » prévient la DGCCRF, qui appelle dans le même temps à davantage de vigilance de la part des consommateurs.

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    Aucune surprise !

    Le sujet de la certification RGE est particulièrement sensible, c’est un moyen efficace de relancer le marché du BTP, tout en gavant au passage Qualibat. Mais aussi bien les professionnels du BTP que les clients sont en rogne, il suffit de lire des articles comme celui-ci http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/commentaires.php?id=797 ou encore celui-là http://www.village-justice.com/articles/Traaux-renovation-energetique,19196.html pour se rendre compte que le constat réalisé par la la DGCCRF est une réalité et que cela va probablement encore plus loin dans le non respect de la loi ! Nombreux sont les entrepreneurs à utiliser la mention RGE dans l’unique objectif de favoriser les ventes et absolument pas pour servir les intérêts des clients ou de l’environnement.
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