Immobilier

En Provence, l’immobilier redémarre et donne de l’espoir au BTP

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Entreprise du BTP - Gestion et opérations immobilières - Politique du logement

Les indicateurs dans le logement neuf et ancien redeviennent positifs. La reprise pour le BTP pourrait se dessiner courant 2016.

Après des mois de baisse et d’évolution chaotique, le marché de l’immobilier en Provence (Bouches-du-Rhône, aire toulonnaise et moyen Var, Var-est, aire avignonnaise) a retrouvé des couleurs au cours du 1er semestre 2015, ainsi que l’atteste les données de l’Observatoire immobilier de Provence (OIP). « Baisse des prix, taux d’intérêt historiquement bas avec des perspectives de hausse, amélioration du dispositif Pinel ont permis aux candidats acquéreurs de s’intéresser à nouveau au marché et aux investisseurs de revenir vers l’immobilier. Il ne faut surtout toucher à rien pour ne pas briser cette dynamique. Les aides à la pierre semblent être dans le collimateur du gouvernement. En fait loin d’être une dépense, elles sont un investissement pour l’Etat » analyse Dimitri de Roudneff, le président de l’OIP.

Nette hausse des réservations

 

Au cours du 1er semestre 2015, sur le secteur Provence, l’offre commerciale dans le logement neuf a dépassé les 8 000 logements, un score qui n’avait pas été atteint depuis longtemps et pour 37% de cette offre, la construction n’a pas commencé. Les réservations ont bondi de 18% par rapport à l’année précédente et dans le seul département des Bouches-du-Rhône, la conjoncture est encore plus favorable : les nouveaux logements mis en vente progressent de 41% en un an et les réservations enregistrent une hausse de 20%, imputables principalement aux villes de Marseille et d’Aix-en-Provence. A Aix notamment, elles ont bondi de 46% entre deux semestres. « Cette offre nouvelle, ce sont des nouveaux chantiers pour le BTP avant fin 2016 » pronostique Stéphane Perez, président de la FPI Provence.

Même le marché de la maison individuelle qui a connu une dégringolade sans précédent dans l’ensemble de la région Paca (50% en 4 ans et demi, plus de 60% en 8 ans quand 11 000 maisons neuves par an étaient écoulées en 2007) semble enfin avoir stoppé sa chute. « Nous espérons atteindre les 4 500 ventes en 2015 contre 4 000 en 2014. C’est un changement de tendance, même si les obstacles de fond à un redémarrage du marché demeurent » analyse Christian de Bénazé, président départemental de l’Union des Maisons Françaises PACA-Corse. Ces obstacles ont pour nom primo accédant désolvabilisés et pénurie foncière. « En moyenne, en France, un budget de maison individuelle se partage à environ 1/3 pour le terrain et 2/3 pour la construction. Ici, c’est moitié-moitié, voire l’inverse » ajoute Christian de Bénazé.

Inquiétude sur la situation financière des entreprises

 

Dans l’ancien, la reprise sur les transactions se fait également sentir avec une reprise de 6% depuis le début de l’année dans les Bouches-du -Rhône et concomitamment une petite reprise du marché locatif privé se dessine portée par la baisse des loyers. Mais celle-ci reste fragile.

Dans ce contexte, le BTP régional va-t-il voir enfin le bout du tunnel ? Pour le marché des logements il faudra encore patienter avant une reprise réelle constatée sur le terrain et une répercussion dans les carnets de commandes des entreprises de la hausse des réservations. Ainsi dans les Bouches-du-Rhône, les logements autorisés étaient encore en recul de 2,7% à fin juin sur un an et les logements commencés de 7,2% (source : CERC PACA). Une tendance toujours baissière, compensée en partie par la mobilisation des bailleurs sociaux pour produire plus de logements aidés, malgré les entraves et les difficultés de toutes sortes. Dans les Bouches-du Rhône, le nombre de logements sociaux financés atteint ou dépasse chaque année depuis 2006 les 3 000 unités. « Les perspectives pour notre secteur s’améliorent quelque peu même si globalement le niveau d’activité reste encore médiocre. En fait, notre inquiétude principale porte actuellement sur la capacité des entreprises à répondre à une reprise de l’activité, comme cela semble se dessiner à l’horizon de la fin de l’année. Elles vont en effet devoir mobiliser de la trésorerie, des fonds propres après avoir déjà largement puisé dans leurs réserves. Il faudra que des financements complémentaires viennent à leur secours » analyse Philippe Deveau, président du BTP 13.

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