Culture

En Haute-Saône, un workshop sur la revitalisation des petits bourgs

Mots clés : Architecte - Enseignement supérieur

Du 10 au 24 juillet 2016, la cité médiévale de Pesmes (Haute-Saône) a accueilli, via l’association «Avenir Radieux», vingt-quatre étudiants en master et architectes fraîchement diplômés, pour plancher sur la revitalisation des bourgs ruraux…

C’est à l’initiative de l’architecte Bernard Quirot (Equerre d’argent 2015) qu’a été mis en place le séminaire d’architecture de Pesmes qui en est aujourd’hui à sa deuxième édition. Cette Equerre, attribuée pour la Maison de santé de Vézelay (Yonne), avait également récompensé en filigrane l’ensemble d’un travail engagé sur la revivification des territoires ruraux, là où l’Etat se retire et où grimpent les votes extrémistes ; territoires auxquels maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre s’intéressent trop peu. Un enjeu pourtant de taille dans un pays durablement marquée par la centralisation napoléonienne et, par voie de conséquence, par la désertification galopante de ses campagnes. Encadrés par les architectes Pascale Richter, Stefano Moor et Bernard Quirot ; les jeunes participants ont élaboré durant deux semaines des projets d’architecture et d’urbanisme tendant à la revalorisation des berges de la rivière Ognon – sans faute d’orthographe – qui bordent le village, au pied des remparts.

 

De la banalité en architecture

 

Un cycle de conférences a ponctué le workshop, animées par un panel d’architectes tels Vincent Rapin, Maria Saiz, Adelfo Scaranello, Roberto Gargiani et Jacques Lucan. Il s’est achevé par une table ronde sur le thème «Exception et banalité», qui a d’ailleurs fait écho à celui du pavillon France de l’actuelle Biennale de Venise («Nouvelles richesses»). Cependant, sans doute en raison d’un manque de cadrage, la table ronde en est précisément restée au stade des banalités : la banalité est-elle synonyme de simplicité, d’ordinaire, de vernaculaire?  Et l’exception de spectaculaire? Jacques Lucan a rappelé toutefois que l’architecture est aussi une question de transgression et que «Jean Nouvel – et cela pourra étonner de ma part – a modifié la perception, la manière de regarder ce qui est banal, par décalage, à l’instar d’Aldo Rossi. Ce en quoi se distinguent les grands architectes qui exerceront des influences très importantes».

 

Jury

 

Le séminaire d’architecture de Pesmes s’est achevé par la présentation des projets devant un jury composé exclusivement d’architectes avec, dans l’assistance les habitants du village, dans la logique de cet événement voulu participatif, en concertation avec la population locale. Ce qui a d’ailleurs permis de distinguer cette présentation de celle d’un projet de fin d’année universitaire, avec laquelle elle aurait pu se confondre. Pour aller jusqu’au bout de la formule – et sensibiliser véritablement les étudiants à la question des usages – peut-être faudrait-il inclure un ou deux habitants dans la composition du jury? Tout se rode.

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