Transport et infrastructures

En Franche-Comté, les entreprises régionales du BTP réclament leur part du chantier Belfort-Delle

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Transport ferroviaire

Les représentants du BTP en Nord Franche-Comté ont rédigé une lettre ouverte, estimant leurs entreprises lésées par les premières attributions de marchés pour la réouverture de la ligne ferroviaire frontalière de la Suisse. Destinataire du courrier, le maître d’ouvrage SNCF Réseau conteste leur lecture.

Par une lettre ouverte adressée fin janvier au président de SNCF Réseau,  cinq organisations patronales de Franche-Comté interpellent le maître d’ouvrage de la ligne Belfort-Delle sur la place des entreprises locales du BTP dans les marchés restant à attribuer. Les premières désignations suscitent en effet leur irritation : « L’attribution des lots profite une nouvelle fois aux grandes entreprises et met à l’écart les entreprises locales qui ont pignon sur rue », indique le courrier remis à la presse il y a quelques jours, et co-signé par les fédérations départementales du BTP du Territoire-de-Belfort, la fédération régionale des travaux publics de Franche-Comté, le Medef, la CGPME et la CCI locales. La même missive a été adressée aux collectivités locales qui financent plus  d’un tiers du projet.

Dans un contexte économique morose, l’allotissement des marchés de travaux avait suscité l’espoir, parmi les  branches professionnelles locales, que leurs ressortissants prennent pleinement part à ce chantier très attendu de remise en circulation de la ligne ferroviaire entre la gare de Belfort et la frontière avec la Suisse. Les travaux représentent quelque 80 millions d’euros sur un budget total d’opération de 110,4 millions pour la remise en service, fin 2017, de 22 kilomètres de voies fermées depuis 1992.

« Retombées économiques sur le territoire »

 

« A ce jour, neuf des quatorze lots de terrassement et de génie civil sont dévolus ou en cours d’attribution. Or, huit entreprises locales sont co-traitantes ou titulaires et seize sont sous-traitantes », se défend Amoura Abdelkrim, directeur territorial de SNCF Réseau. « Elles sont localisées à 150 km autour du chantier », ajoute t-il.

Le maître d’ouvrage n’a pas souhaité transmettre le nom des entreprises adjudicataires, avant l’expiration du délai de recours.

Pour les cinq lots restants, « SNCF Réseau doit considérer la dimension des retombées économiques sur le territoire », revendiquent les représentants des entreprises régionales.

Leur initiative de médiatisation intervient dans un contexte local déjà tendu par la polémique sur un autre chantier majeur : le nouvel Hôpital Nord-Franche-Comté (HNFC) entre Belfort-Montbéliard, représentant 151,1 millions de travaux pour une livraison à la fin de cette année.

La CGPME du Territoire de Belfort avance un taux de 70 % de sous-traitance étrangère. Maintes fois répété et diffusé, le chiffre a suscité une réponse détaillée du HNFC, par un récent communiqué de presse. Le maître d’ouvrage y conclut que les travaux confiés à des entreprises étrangères représentent 12,55 % du total, très précisément.  

 

 

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