Projets

En Cornouailles, deux bataillons français tentent de prendre d’assaut le château de Tintagel

Mots clés : Architecte - Ouvrage d'art

A l’issue du premier tour de la compétition lancée pour construire une passerelle vers ce site britannique mythique, six finalistes ont été retenus. Les équipes menées par Dietmar Feichtinger Architectes et RFR prendront part à cette bataille finale, dont le vainqueur sera connu au début de 2016.

Tintagel, en Cornouailles (Grande-Bretagne), est un lieu de légendes. C’est dans ce château, dit-on, que le roi Arthur aurait été conçu. Il y serait peut-être même né mais, sur ce point, les avis divergent. Toujours est-il que ces ruines du XIIIe siècle, posées sur une côte escarpée et battue par les vents, sont un des sites historiques les plus spectaculaires du royaume. Six équipes d’architectes et d’ingénieurs viennent donc d’être désignées pour batailler âprement dans le but de jeter un nouveau pont vers ce monument qui attire quelque 200 000 visiteurs par an.

Son organisme de tutelle, le British Heritage, entend en effet faciliter l’accès à ce site dont les vestiges sont repartis entre une presqu’île et la « terre ferme ». Pour passer de l’un à l’autre et enjamber un véritable gouffre, il n’existe à ce jour qu’un pont de bois. Il s’agit donc de le remplacer par une passerelle plus ambitieuse, en termes de capacité mais aussi de dessin architectural.

 

Au sommet des falaises

 

Un concours a été lancé pour permettre de construire, d’ici au printemps 2019, une traversée, prenant appui au sommet des falaises, soit 28 mètres au-dessus de l’ouvrage actuel. La future passerelle, dont le budget est estimé à quatre millions de livres (environ 5,5 millions d’euros), devrait avoir une portée de 72 mètres, pour une largeur de 2,4 mètres. La première étape de la compétition vient d’être franchie avec l’annonce, début septembre, des six finalistes désignés parmi les 137 dossiers de candidatures soumis.

Deux équipes françaises, toutes deux reconnues pour leur savoir-faire en matière d’ouvrage d’art, ont réussi à sortir du lot. La première est composée par l’agence de l’architecte Dietmar Feichtinger et la société d’ingénierie Terrell et la seconde par le cabinet d’ingénierie RFR, dont notamment l’un de ses directeurs, l’architecte Jean-François Blassel (avec Engineers HRW et WSP).

 

 

Face à eux, ils trouveront trois concurrents britanniques : Wilkinson Eyre avec Atelier One, Marks Barfield Architects avec Flint and Neill et Niall McLaughlin Architects avec Price and Myers et Max Fordham. Enfin, la sixième équipe en lice est belge : Ney & Partners Civil Engineers avec William Matthews Associates, Ettwein Bridges et Waagner Biro.

Désormais, les équipes de conception ont jusqu’au 20 novembre pour établir leur projet et en janvier, ils devront se soumettre à un oral. En janvier ou février 2016, le nom du conquérant de Tintagel devrait être connu.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X