Entreprises de BTP

« En Afrique, il faut que le projet soit consensuel et socialement acceptable », Jérôme Pentecoste, avocat associé au cabinet Gowling WLG Paris

Mots clés : Entreprise du BTP

En charge des infrastructures au sein du bureau parisien d’un cabinet d’origine anglo-canadienne, Jérôme Pentecoste travaille fréquemment dans les pays d’Afrique francophone, où il accompagne nombre de ses clients issus du BTP.

Existe-t-il une volonté chez les entreprises du BTP, en raison d’une relative atonie du marché français, d’aller davantage à l’international ?

Jérôme Pentecoste : Oui, mais les démarches sont très variables. Il y a des entreprises qui sont déjà présentes dans certains pays et qui nous consultent uniquement sur ceux-ci. D’autres clients réalisent d’abord une étude globale – par exemple sur la zone africaine et le secteur de l’énergie – et ciblent quelques pays en fonction de critères qui sont souvent un cadre juridique stable, une stabilité institutionnelle et des richesses permettant de financer des projets. Enfin, certains clients opportunistes vont aller là où il y a des projets matures, par exemple en Afrique de l’Est où existent notamment des partenariats public-privé (PPP) routiers, mais qui sont des pays de common law très éloignés de notre culture juridique française.

Pensez-vous que les constructeurs français soient trop timides à l’étranger ?

J.P. : En effet, mais certains clients ont connu des déboires à l’étranger. Il peut s’agir de la spoliation de leurs actifs dans des pays ne respectant pas le droit de propriété ou les contrats signés. Il peut aussi s’agir...

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