Economie

Elections régionales : Les 5 propositions de l’Unicem

Mots clés : Elections

L’objectif de ces propositions de l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de constructions : permettre de relancer une filière – durement touchée par la crise – qui, au moyen de ses 2 700 entreprises adhérentes, contribue au dynamisme économique local de l’ensemble des régions. Les 19 Unicem régionales partent en campagne afin de rencontrer les candidats de leur région et leur demander de s’engager sur ces propositions, qui participent à la relance économique des territoires.

Dans le contexte des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains, l’Unicem demande aux régions de :

 

Maintenir leurs dépenses d’investissement

Le maintien des investissements des collectivités territoriales dans l’entretien et le développement des infrastructures (transport, eau, énergie, télécommunications) mais aussi dans la construction de logements et d’équipements publics (hôpitaux, établissements scolaires, etc.) est au coeur des revendications de l’Unicem depuis plusieurs mois. Ces investissements, nécessaires à l’attractivité des régions et à la qualité de vie des citoyens, sont par ailleurs la clé de voute du dynamisme économique des régions.

 

Favoriser une commande publique responsable

Pour l’Unicem, la région se doit d’être le chef de file d’une commande publique responsable. Dans cette perspective, la fédération renouvelle ses propositions :

– Appliquer plus systématiquement les critères environnementaux dans les marchés publics. « Aujourd’hui, seuls 6 % des marchés publics intègrent des clauses environnementales et, lorsque c’est le cas, elles comptent pour moins de 10 % dans la note finale », rappelle l’Unicem.
– Calculer la valeur ajoutée globale des projets proposés. L’Unicem propose l’internalisation des coûts cachés afin de permettre à l’acheteur public de déterminer avec certitude les conséquences des options qui s’offrent à lui, notamment pour le budget public, et de sécuriser sa décision au regard du code des marchés publics, qui lui enjoint de choisir l’offre économiquement la plus avantageuse.
– Prendre en compte en compte le critère « économie circulaire » dans les contrats publics, qu’ils soient ou non soumis au code des marchés publics. « L’économie circulaire permet de promouvoir les boucles courtes et donc l’ancrage local et les activités de proximité » note l’Unicem. 
– Recourir plus généralement à l’allotissement. L’Unicem souhaite la mise en oeuvre effective et rapide du principe de l’allotissement, consacré par l’ordonnance du 23 juillet sur les marchés publics. Identifier un lot pour les matériaux de construction permet en effet de faire accéder le secteur à la commande publique, et par ailleurs d’introduire pour les prescripteurs des critères environnementaux, sociaux, qualitatifs et relatifs à la performance dans leur sélection.

 

Préserver un réseau ferroviaire de proximité

Le transport des matériaux de construction, parfaitement adapté au transport massifié, représente un fort potentiel de développement pour le transport ferroviaire. A la veille de la tenue à Paris de la COP 21, et alors que la France s’est fixée des objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre, il est essentiel de relancer le fret ferroviaire, dont la part de marché baisse depuis une vingtaine d’années. Dans ce contexte, l’UNICEM demande que :

– le réseau capillaire de fret (petits tronçons de lignes essentiels pour relier les sites industriels expéditeurs au réseau national) soit maintenu,

– les entreprises deviennent des interlocuteurs privilégiés aux côtés des régions dans le domaine des transports ferroviaires.

 

Garantir la simplification et la cohérence des politiques publiques

L’Unicem demande que les nouveaux schémas régionaux de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) et les schémas régionaux de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), issus de la loi NOTRe, soient l’occasion d’une plus grande cohérence des politiques publiques. « Il arrive trop souvent que les plans et programmes d’aménagement ne prévoient pas leurs propres besoins en matériaux, voire s’opposent à l’installation des sites de production » juge l’Unicem.

 

Promouvoir l’apprentissage

L’Unicem compte sur le soutien des instances régionales pour préserver la capacité d’accueil et la diversité de son offre de formation, qui permet à 500 apprentis par an de s’insérer rapidement dans le monde professionnel.

 

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