Logement

Elections régionales: comment Valérie Pécresse et Claude Bartolone veulent relancer la construction de logements en Ile-de-France

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Elections - Gestion et opérations immobilières

Le 24 septembre, Valérie Pécresse et Claude Bartolone sont intervenus devant les professionnels du bâtiment et de l’immobilier lors du colloque sur le Grand Paris du logement. L’occasion pour les deux candidats aux élections régionales en Ile-de-France de décliner leur programme à un peu plus de deux mois du premier tour.

Lors du colloque sur le Grand Paris du Logement organisé, le 24 septembre, par la FPI Ile-de-France, la Fnaim Grand Paris et la FFB Grand Paris, deux des candidats aux élections régionales, Valérie Pécresse (Les Républicains) et Claude Bartolone (PS) sont venus présenter leurs propositions en matière d’habitat.

 

Les propositions de Valérie Pécresse

 

Première à intervenir, Valérie Pécresse a tout d’abord indiqué qu’elle maintiendrait l’enveloppe actuellement consacrée par le conseil régional au logement, soit 100 millions d’euros par an, de même que les crédits alloués au renouvellement urbain. Elle a ensuite décliné son programme. Première mesure: mobiliser le foncier qui appartient au conseil régional. «La région détient par exemple près de 10 millions de m2 de foncier non bâti autour des lycées. J’identifierai parmi ces terrains ceux qui pourraient permettre de construire de nouveaux logements pour les étudiants», a-t-elle précisé. Objectif visé: 25 000 nouveaux logements étudiants sur la mandature.

Si elle est élue, l’actuelle présidente du groupe LR au conseil régional prendra personnellement la présidence de l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France (Epfif) «pour en déterminer les axes stratégiques: dynamiser la gestion, réaliser plus de gestion et assouplir les critères».

Autre proposition: l’aménagement de «100 nouveaux quartiers écologiques et accessibles en Ile-de-France d’ici à la fin de la mandature». La région «sera également aux côtés des communes pour financer les équipements publics nécessaires», a-t-elle indiqué. «Pour en finir avec les ghettos», la candidate LR arrêterait de financer des PLAI dans les communes qui comptent déjà 30% de logements sociaux et reprendrait le financement du logement social intermédiaire (PLS).

La députée de Yvelines veut aussi aider les classes moyennes à devenir propriétaires en créant un PTZ (prêt à taux zéro) «parcours résidentiel» pour les primo-accédants, cumulable avec celui de l’Etat et fonctionnant selon les mêmes critères. Cette aide serait aussi accessible pour l’ancien.

Enfin, en cas de victoire, Valérie Pécresse s’engage à supprimer toutes les normes régionales qui se rajoutent aux lois nationales et continuera à soutenir la SEM Energies Posit’if.

 

Les propositions de Claude Bartolone

 

De son côté, Claude Bartolone (PS) veut réformer en profondeur le CRHH (Comité régional de l’habitat et de l’hébergement), coprésidé par le préfet de région et le président du conseil régional, «pour en faire une véritable autorité organisatrice du logement en Ile-de-France, à l’instar du Stif pour les transports. S’il est élu, il démissionnera de la présidence de l’Assemblée nationale, mais restera député et portera, à ce titre, une proposition de loi pour réformer la gouvernance du logement en Ile-de-France.

«Pas de logements… pas de subventions». S’il prend la tête de la région, Claude Bartolone introduira une critérisation des subventions régionales en fonction du taux de construction. Mais il veut aller encore plus loin, estimant que l’Etat ne devra pas hésiter à supprimer la compétence permis si les objectifs de construction fixés par territoire, par commune ne sont pas atteints.

En cas de victoire, l’ancien président du conseil général de Seine-Saint-Denis réfléchira à la mise en place d’une aide complémentaire au PTZ en zone A. Il s’engage aussi à continuer à financer la lutte contre l’habitat insalubre et à faire de la région un acteur clé de la rénovation énergétique. «L’autorité organisatrice du logement permettra notamment de mutualiser les différentes plateformes locales de la rénovation énergétique avec un guichet unique d’accompagnement des Franciliens», a-t-il précisé.

«Il faut aussi redonner le pouvoir aux projets, a déclaré le président de l’Assemblée nationale. Le projet, qu’il soit porté par des acteurs publics ou privés, s’il est d’intérêt général doit être prioritaire. Il doit s’imposer et impliquer une adaptation des règles afin de créer les conditions de sa réussite».

 

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