Entreprises de BTP

Eiffage anticipe une nouvelle hausse de ses résultats en 2013

Mots clés : Entreprise du BTP - Établissements sportifs couverts - Sport

Après une bonne année 2012 au cours de laquelle le groupe français de BTP a redressé ses marges, Eiffage prévoit une nouvelle hausse de ses résultats en 2013. 

Le numéro 3 français du BTP et des concessions va beaucoup mieux. Si son chiffre d’affaires progresse une nouvelle fois (+2,2%) en 2012, à 14 milliards d’euros (2,6 % à périmètre et change constants, compte tenu des fermetures de filiales déficitaires intervenues en 2011), c’est surtout le résultat net part du Groupe qui retrouve la voie de la croissance avec une hausse de 7,3% à 220 millions d’euros. « Le résultat net a été porté par le redressement des marges opérationnelles en particulier dans les activités de Travaux, conformément à la feuille de route que le Groupe s’était fixée », a indiqué Pierre Bergé, le PDG lors de la présentation des résultats du groupe, le 28 février.

Le résultat opérationnel courant, en augmentation de 8,6 %, atteint un niveau record : 1 199 millions d’euros, ce qui porte la marge opérationnelle du groupe à 8,5 % (contre 8,0 % en 2011). La progression du résultat opérationnel courant est nettement plus marquée dans les activités de travaux (+ 25 %) où la marge opérationnelle atteint 2,8 % (contre 2,3 % en 2011). Il convient de noter la progression sensible de l’activité réalisée hors d’Europe, + 42,9 %, – toutes branches confondues – qui, bien qu’encore modeste (243 millions d’euros), correspond à un nouvel axe de développement du groupe. « Nous avons l’objectif, à terme, de faire un milliard d’euros au grand export, a dévoilé Pierre Berger. Nous avons entrepris l’exploration essentiellement en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie Centrale. » Le groupe pourrait même signer « deux gros contrats » dans le mois. Eiffage aimerait aussi développer des « opérations haut de gamme dans le bâtiment en Afrique », et se placer, « pourquoi pas en groupement avec un groupe français », sur un ou plusieurs stades qatari en vue de la coupe du monde de football en 2022.  

  

Eiffage Construction n’a pourtant pratiquement pas vu son activité progresser. Le chiffre d’affaires du segment n’a ainsi augmenté que de 0,4 %, à 3,8 milliards d’euros. La Construction reste un gros pourvoyeur de marge opérationnelle pour le groupe, car elle atteint 4,2 % (-0,1point). « L’activité a été soutenue par une bonne dynamique en France dans le bâtiment (+ 4 %), alors que les filiales européennes ont enregistré une baisse de 12,9 %», indique le groupe. Le chiffre d’affaires s’est ainsi contracté de 6% en Pologne et au Benelux. « L’immobilier résidentiel a bien résisté avec des réservations en France en baisse de 11% contre 28% pour l’ensemble de la profession (selon la Fédération des promoteurs immobiliers NDLR) », indique Pierre Berger.   Ainsi le chiffre d’affaires de l’immobilier, est resté «soutenu», à 599 millions d’euros (+ 4,2 %) en 2012 pour Eiffage. Pour rappel, le groupe a notamment livré cette année le Musée Louvre-Lens, le Palais de Justice de Liège. Pour 2013, le chiffre d’affaires de la branche devrait progresser de 1,4%. 

 

Eiffage Travaux Publics est le segment qui a le plus contribué au redressement de la marge opérationnelle du groupe. «La sélectivité accrue dans les affaires, les réorganisations et le plan de relance de la productivité des chantiers engagés dans les Travaux publics ont porté leurs fruits en 2012 et la marge opérationnelle se redresse à 1,3 % (contre 0,2 % en 2011)», indique Pierre Berger. Le chiffre d’affaires de la branche a progressé de 1,3 %, à 3,9 milliards d’euros, dont 2,5 % en France et connu un repli de 6,9 % en Europe, essentiellement dû à la faiblesse du marché espagnol (-23,4%). L’année dernière le groupe a livré le Grand Stade de Lille Métropole, les Tramways de Dijon et du Havre, le Tunnel et le Tunnel du Violay sur A89. Pour 2013, le groupe prévoit une progression de 2,8% sur ce segment, notamment grâce à la montée en puissance de la production sur la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays-de-Loire (Le Mans-Rennes). 

 

Eiffage Énergie a aussi été dynamique en 2012 avec une progression 2,7 % de son activité à 3,2 milliards d’euros, dont 1,4 % en France –notamment dans les secteurs de l’aéronautique et du nucléaire- et 8,5 % en Europe, où le chiffre d’affaires de la branche croît notamment en Belgique, en Allemagne et e même en Espagne. «Dans l’Énergie, la progression attendue de la marge opérationnelle qui atteint 3 % (contre 2,5 % en 2011) se confirme, sous l’effet de la poursuite des efforts engagés dès 2011 », explique Pierre Berger. Pour 2013, le groupe prévoit d’atteindre un chiffre d’affaires de 3,25 milliards (+0,7%).

 

Eiffage Métal bondit. En effet, « comme attendu, le chiffre d’affaires de la branche Métal affiche un bond de 15,1 %, à 0,9 milliard d’euros en 2012, avec notamment la réalisation de la plate-forme Ofon pour Total au Nigeria et la Fondation Louis Vuitton», indique le groupe de BTP. L’activité soutenue contribue à l’amélioration de la marge opérationnelle à 3,1 % (contre 2,2 % en 2011). La branche affiche aussi une belle progression en Allemagne et a repris la fabrication des mâts d’éoliennes en Espagne. Le groupe a aussi livré la cité du cinéma à Saint Denis, le Gare de Hambourg en Allemagne, et le premier pont polaire a été installé sur l’EPR de Taishan en Chine.  Pour 2013,le groupe anticipe une baisse de 4,7% de son chiffre d’affaires dans la branche.

 

Le carnet de commandes s’élève globalement à 12,2 milliards d’euros au 1er janvier 2013, en retrait de 9,7 % par rapport au 1er janvier 2012. « Il est en hausse de 13 % depuis le 1er janvier 2011 et reste à un niveau historiquement élevé, relativise Pierre Berger. Il permet au Groupe d’envisager un chiffre d’affaires 2013 en hausse – à 14,2 milliards d’euros – et de maintenir une politique sélective de prise d’affaires. Cette dernière, conjuguée à la poursuite des efforts engagés dans la maîtrise des coûts et à la démarche d’amélioration de la productivité des chantiers, doit permettre au résultat opérationnel courant et au résultat net part du Groupe de progresser à nouveau en 2013 et à la dette financière nette de continuer à se réduire.»

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