Métiers

Egis conforte sa place de leader de l’ingénierie française

Mots clés : Conception

2011 restera une belle année pour Egis, qui a vu son chiffre d’affaires progresser de 7% pour atteindre 858 millions d’euros. Pour 2012, le groupe français de conseil et d’ingénierie de la construction reste confiant et table même sur une forte croissance de son activité d’ici 2015.

Le numéro un français de l’ingénierie n’est pas prêt de perdre sa place.
Avec un chiffre d’affaires de 858 millions d’euros en progression de 7% et un bénéfice net de 41,4 millions (+14%), Egis creuse un peu plus l’écart avec ses challengers. 46% de son activité est réalisée à l’international, une proportion qui devrait augmenter progressivement. «Ces bonnes performances sont le résultat d’un mix à peu près égal entre croissance organique et croissance externe», explique Nicolas Jachiet le directeur général. Egis a notamment réalisé l’acquisition de 51 % de Vega au Brésil en septembre 2011, une société d’ingénierie spécialisée dans le secteur du fret ferroviaire. Mais c’est surtout l’achèvement de l’intégration d’Iosis qui a marqué l’année. En effet, en octobre 2010, le leader de l’ingénierie des infrastructures s’était rapproché du spécialiste de l’ingénierie du bâtiment et du génie civil nucléaire, pour une fusion effective le 1er janvier 2011. Depuis septembre 2012, la nouvelle entité est rassemblée sous la bannière d’Egis. L’objectif affiché était de profiter de la complémentarité de deux groupes, mais aussi de figurer dans les 20 premiers mondiaux de l’ingénierie de la construction. Mission accomplie.

 

De l’ingénierie à l’exploitation


Désormais, l’exploitation représente 15% du chiffre d’affaires d’Egis. La société dispose ainsi de 20 filiales d’exploitation autoroutière à travers le monde et gère 11 aéroports. Egis vient d’ailleurs de remporter la concession de l’un des aéroports de São Paulo. En outre, le groupe a acquis, en 2011, une part majoritaire de 67% dans trois sociétés irlandaises d’exploitation routière (Northlink, Midlink et Southlink) ainsi que 100% des parts de la société irlandaise First Route. « Mais nous ne pouvons pas nous permettre de répondre à tous les appels d’offres de concessions d’infrastructures, relativise Nicolas Jachiet. En exploitation, nous choisissons bien nos projets, car cela demande un investissement financier important que notre taille ne nous permet pas à chaque fois. En revanche, dans le domaine de l’ingénierie, nous sommes beaucoup moins sélectifs.»  Egis est aussi à l’affut d’opportunités d’acquisitions, et vise en particulier des spécialités spécifiques (mécanique, génie civil nucléaire, fret ferroviaire…), avec des zones cibles comme le Brésil ou le Moyen-Orient. Mais la progression de l’activité ne sera pas qu’externe. « Nous aimerions accompagner les grands projets dans ces régions du monde sans pour autant délaisser nos territoires historiques comme la France mais aussi le Kenya, le Cameroun, la Chine, l’Indonésie ou l’Inde », annonce le directeur général d’Egis.

 

Avalanche de contrats


En 2011, Egis a augmenté ses prises de commandes de 9% pour atteindre 14,5 mois d’activité. Le leader français de l’ingénierie a ainsi remporté la maitrise d’œuvre de certains contrats emblématiques tels que la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique, l’autoroute A 63 dans les Landes, le contrôle des travaux de la route nationale 1 au Congo, le suivi des travaux du tramway de Sidi Bel Abès en Algérie, le nouveau siège du ministère de La Défense à Paris ou encore les études des deux EPR anglais. « Nous avons une gamme d’activité diversifiée et des implantations géographiques variées, indique Nicolas Jachiet. Cela nous protège en partie des aléas de la conjoncture. En 2012, nous allons faire jouer la synergie entre nos entités et donc, malgré un environnement économique compliqué, nous tablons sur une croissance de notre chiffre d’affaires.» Pour 2015, le groupe d’ingénierie prévoit même 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires. De quoi devenir un major mondial de l’ingénierie de la construction.

 

 

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