Réalisations

Effondrement d’un faux-plafond au Parlement européen : le CSTB mène l’enquête

L’ingénieur Charles Baloche, du Centre scientifique et technique du Bâtiment (CSTB), a été missionné en tant qu’expert indépendant avec un expert allemand pour déterminer les causes de l’effondrement partiel d’un faux-plafond de l’hémicycle.

Jeudi 7 août, une travée sur les huit que compte le faux plafond s’est effondrée dans l’hémicyle, heureusement désert, recouvrant d’une masse importante de gravats plusieurs rangées de fauteuils occupés par des eurodéputés lors des sessions mensuelles à Strasbourg.
« Les experts qui ont eu accès au faux plafond ont vu que ce sont les caoutchoucs qui avaient cédé » car « ils étaient soit mal calibrés, soit mal posés », a indiqué à l’AFP Gérard Onesta, vice-président du Parlement européen. « On va remplacer les caoutchoucs par un système d’accroches antivibratoires « dix fois plus costaud » accompagné de fixations rigides et « de fils témoins » qui en cassant donnent l’alarme », a expliqué l’eurodéputé vert en charge des questions immobilières du PE.
« S’il devait arriver quelque chose par la suite, le faux plafond ne descendrait que d’un centimètre » et pas de 25 mètres, a-t-il ajouté.

Le maire de Strasbourg Roland Ries a indiqué que Charles Baloche, responsable du Département Sécurité, Structures, Feu du CSTB, s’est rendu sur place pour déterminer les causes du désordre. La ville qui a vendu en 2004 pour 90 millions d’euros le bâtiment au Parlement européen, met les bouchées doubles, en coopération avec Bruxelles et Paris, pour que l’hémicycle puisse accueillir les eurodéputés en toute sécurité dès le 1er septembre, à la prochaine session.
« Nous avons libéré de ses obligations sur nos chantiers strasbourgeois une entreprise de plâtres et intérieur afin qu’elle accorde sa priorité au chantier du Parlement », a indiqué le maire. « Nous avons aussi demandé une dérogation à la préfecture pour que les équipes puissent travailler les dimanches, et donc 7 jours sur 7 en trois huit », a précisé M. Ries.
Selon le maire, une cellule de crise réunie mercredi matin à Strasbourg s’est montrée « très optimiste » pour que les travaux soient terminés « sans doute dès le 26 août ».

Jean-Philippe Defawe (avec AFP)

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