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EDF veut une décision rapide sur la construction d’un 2e EPR en France

Le PDG du groupe d’électricité français EDF a affirmé jeudi 11 décembre que le moment était « venu de décider » de la construction d’un deuxième réacteur de troisième génération en France, afin de faire face à la hausse de la consommation dans les prochaines années. « Nous pensons que le moment est venu de décider d’un deuxième EPR puisque ça vient dans nos perspectives de croissance de la consommation », a affirmé Pierre Gadonneix au cours d’une visite du chantier de l’EPR de Flamanville (Manche), le premier du genre en France. « Il faudrait décider maintenant », a-t-il répété, soulignant la longueur des délais de construction d’un réacteur nucléaire.
M. Gadonneix a rappelé qu’EDF serait candidat à la construction d’un deuxième EPR en France, à condition que le groupe public soit « pilote du projet ».
Sur les 19 sites de centrales nucléaires exploitées par EDF en France, les trois quarts « ont la capacité d’accueillir un nouveau réacteur », a indiqué Bernard Dupraz, directeur général adjoint production-ingénierie.
EDF a pour ambition de construire 10 EPR dans le monde dans les 15 prochaines années, qui seront des « clones » de l’EPR de Flamanville, selon les termes du PDG du groupe.
Concernant le calendrier de mise en service du réacteur normand, EDF a confirmé la date de 2012, sans plus de précision.
« Globalement, le chantier est sous contrôle mais nous restons très modestes et très prudents », a déclaré Bernard Salha, directeur de l’ingénierie nucléaire.
Il n’a pas voulu confirmer le calendrier de 54 mois de travaux annoncé en avril 2007. Selon cet échéancier, l’EPR de Flamanville devrait être terminé en juin 2012, les travaux ayant débuté le 4 décembre 2007.
« A quelques mois près, on est dans les temps », a cependant estimé M. Gadonneix. « Nous rencontrons comme tout chantier des aléas et nous nous employons à les surmonter pour que l’objectif de 2012 soit tenu », a-t-il ajouté.
Le chantier a été ralenti en raison d’anomalies dans les opérations de ferraillage du béton et d’un retard dans le creusement du puits d’évacuation des eaux de refroidissement.
Le groupe d’électricité a annoncé la semaine dernière une augmentation de 21% de la facture de construction du réacteur, à 4 milliards d’euros contre 3,3 milliards prévus initialement, du fait notamment de l’inflation et de la hausse du coût des matières premières.
Entre 1.400 et 1.500 personnes travaillent actuellement sur le chantier de Flamanville, ce qui en fait le plus gros chantier de génie civil en France, selon EDF. Ce chiffre devrait être porté à 2.500 personnes début 2010.
D’une puissance de 1.650 MW et d’une durée de vie prévue de 60 ans, l’EPR de Flamanville devrait produire 36% d’électricité en plus chaque année par rapport aux réacteurs actuels.

AFP

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