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EDF EnR s’essaie à l’autoconsommation collective

Mots clés : Bâtiment d’habitation collectif - Energie renouvelable

Un an après le lancement de son offre d’autoconsommation pour les particuliers, EDF EnR expérimente maintenant un système similaire pour les immeubles collectifs. Ce dispositif, encore mystérieux, devrait être commercialisé fin 2018.

Sans doute n’attendaient-ils que ce signal. Un mois et quelques jours après la parution du décret définissant les règles de l’autoconsommation collective, EDF EnR , la filiale d’EDF Energies Nouvelles spécialisée dans les installations de panneaux photovoltaïques pour la construction, a annoncé le 7 juin l’expérimentation d’une offre destinée aux bâtiments partagés par plusieurs occupants. Baptisée « Notre Soleil & nous », elle devrait être commercialisée à la fin de l’année 2018. « Nous testons ce système dans une vingtaine de sites dans tout le territoire. Cet échantillon regroupe toutes les configurations possibles, depuis l’immeuble de quelques logements jusqu’à l’ilot urbain mêlant commerces et habitations », précise Benjamin Declas, directeur général d’EDF EnR.

Si l’autoconsommation collective est autorisée, sa mise en pratique soulève encore de nombreuses questions. D’une part, elle requiert des équipements de contrôle, qui orientent les flux d’électricité en fonction des besoins ; et des outils de comptage, afin d’évaluer la répartition du courant entre les différents locaux. D’autre part, la réglementation exige la création d’une personne morale, qui représente les producteurs et les consommateurs auprès du distributeur d’électricité. Benjamin Declas reste évasif quant aux méthodes choisies par son entreprise : « Le comptage et le pilotage constituent un vrai défi technique. Quant à la personne morale, nous mettons toute notre ingénierie juridique au service de nos clients. » On n’en saura pas plus.

 

Doubler les installations pour les maisons individuelles

 

En parallèle de ces nouveautés, EDF EnR fêtait le premier anniversaire de « Mon Soleil & moi », son concept d’autoconsommation pour les particuliers. Elle compte aujourd’hui 1700 réalisations de ce type, alors qu’Enedis estime que 14 000 foyers « produisent et consomment leur propre électricité » en France. En revanche, l’option de stockage proposée avec les panneaux n’a pas rencontré beaucoup de succès. Moins de 10 % des acheteurs y ont souscrit. « L’attractivité des nouveaux tarifs pour la vente en surplus devrait encore ralentir l’émergence de cette technologie », observe Benjamin Declas.

Si elles nuisent aux batteries, les conditions d’achat défini par l’arrêté du 9 mai se révèlent bien plus favorables à l’autoconsommation que les précédentes moutures. La société espère en profiter et vise 2400 nouvelles installations pour sa seconde année. « Nous n’avons pas de démarche agressive, souligne Antoine Cahuzac, directeur général d’EDF Energies Nouvelles. Nous répondons seulement aux demandes qui nous sont adressées. Les clients savent que dans cinq ou dix ans EDF sera toujours en mesure d’entretenir leurs équipements. » La filiale envisage aussi de lancer « Mon Soleil & moi » dans d’autres pays. La première étape pourrait être l’Italie.

 

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