Aménagement

Ecoquartiers en France – Bottière Chénaie, à Nantes: l’anti-ghetto pour « bobos »

A l’occasion de la conférence Journée de la Ville Durable organisée par le Groupe Moniteur à Nantes mardi 14 juin, présentant aux professionnels de l’acte de construire et d’aménager des retours d’expérience exemplaires en France en matière d’urbanisme durable: La Zac Andromède du Grand Toulouse, La Courrouze de Rennes Métropole, L’île de Nantes, et l’écoquartier de La Bottière Chénaie à Nantes, nous vous invitons à visiter en images ce dernier aménagement.

 

 

 

Réaliser un véritable écoquartier, à quelques stations de tramway du centre de Nantes, avec des logements restant accessibles au plus grand nombre, tel est le pari du projet Bottière Chénaie.

Le projet politique est clair. Alain Robert, adjoint à l’urbanisme le dit sans détours : « On a avec le quartier Bottière Chénaie, un exemple emblématique de la politique de Nantes Métropole en matière d’habitat. Essayer de créer du logement pour tous et pour toutes les générations ».

A Bottière-Chénaie, l’accent est donc mis sur la mixité sociale en favorisant l’installation des primo-accédants. A l’échelle du quartier ou de l’îlot, les programmes se répartissent en 40% d’accession abordable, 30% d’accession libre et 30% de locatif social. « Il nous fallait trouver une solution pour que les jeunes actifs, qui ne trouvaient plus de logements à prix abordables dans le centre, ne soient pas obligés de s’éloigner en périphérie », explique Luc Vissuzaine, directeur territorial de l’aménagement à Nantes Métropole.

Mais comment faire du logement abordable dans un standard d’écoquartier ?  Ici, le choix a clairement été de privilégier le coût de la construction au dépend de la maîtrise de l’énergie. Et si les premiers programmes ne bénéficient pas d’une performance énergétique que l’on pourrait attendre aujourd’hui, ce défaut est en passe d’être corrigé au fur et à mesure que les surcoûts liés à la RT 2005 puis au BBC diminuent.

En revanche, sous la conduite de l’architecte et urbaniste Jean-Pierre Pranlas-Descours, cette contrainte budgétaire n’a pas empêché l’expérimentation de formes urbaines à la fois dense et mixte. Un des premiers îlots livrés, réalisé par l’atelier Boskop pour la Nantaise d’habitation illustre bien le parti-pris architectural avec un ensemble de logements modulables, des terrasses partagées et même une pièce supplémentaire autonome.

Autre spécificité de Bottière-Chénaie : la place de l’eau. « L’acte fondateur a été de rouvrir un ruisseau busé dans les années 1950 » explique le paysagiste Christophe Delmar (Atelier de paysage Bruel-Delmar). « C’est cette structure paysagère forte qui a construit le modèle d’organisation du quartier » ajoute Jean-Pierre Pranslas-Descours.

Des jardins familiaux existants ont également été conservés et se sont développés pour devenir des jardins partagés contribuant ainsi à l’animation d’un parc de 5 ha, volontairement peu jardiné, et qui s’étire le long du ruisseau réouvert et dont la fonction est aussi de réguler les eaux de ruissellement.

 

 

Votre avis ?
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X