Environnement

Ecobuild : « le green building » britannique dans l’attente des élections

Mots clés : Démarche environnementale

Les exposants et les visiteurs du salon britannique consacré à la construction durable, qui se déroule du 3 au 5 mars à Londres, guettent les propositions des partis politiques pour les élections parlementaires de mai.

Si Ecobuild, avec ses 800 exposants, ses 45 000 visiteurs et ses deux halls d’exposition, n’est en rien comparable à Batimat, il fait tout de même référence au Royaume-Uni dans le domaine de la construction durable. C’est sans doute la raison pour laquelle les représentants de la plupart des partis politiques sont présents au salon, qui se déroule jusqu’au 5 mars, pour présenter leurs propositions en matière d’efficacité énergétique des bâtiments dans la perspective des élections parlementaires de mai. Ed Davey, secrétaire d’Etat à l’Energie libéral-démocrate a ouvert le feu mardi 3 mars, lors d’une conférence, promettant que si son parti était au pouvoir, il dépenserait deux milliards de livres sterlings par an pour améliorer l’efficacité énergétique des logements.

 

L’échec du « Green deal »

 

Les professionnels de la construction durable présents à Ecobuild attendent les hommes politiques de pied ferme, après les échecs passés. Si le gouvernement Cameron s’est montré ambitieux dans le domaine de l’efficacité énergétique, son « Green deal » lancé en 2013 – et qui consiste à financer les travaux de rénovation des bâtiments par des prêts contractés par les occupants puis remboursés avec les économies réalisées sur la facture d’énergie – fut un cinglant échec. Le « UK Green Building Council » (UKGBC), à l’origine de ce dispositif, le reconnait : « Le mécanisme est trop complexe, le système trop bureaucratique et les taux d’intérêt trop élevés », estime James Kershaw, représentant du UKGBC. Stacey Temprell, en charge du secteur résidentiel pour Saint-Gobain UK le confirme : « L’idée était bonne, la réalisation mauvaise ». Résultat, si le bâtiment britannique a vu son activité progresser fortement cette année en raison d’une meilleure conjoncture économique et de taux d’intérêt toujours bas, le segment du « green building » n’a pas pour autant décollé.

 

Une taxe au moment de l’achat ?

 

Pour les acteurs du marché, il faudrait un système plus simple pour y parvenir. C’est en tout cas ce que pense Danny Greco, directeur régional des ventes pour l’irlandais Kingspan, industriel actif notamment dans l’isolation : « Il faudrait privilégier les subventions, même si elles sont à un faible niveau, plutôt que des prêts. » Pour James Kershaw et les UKGBC, « il faut mettre en place une « stamp duty », une taxe qui s’applique au moment de la vente d’un logement. Si ce dernier est économe en énergie ou si vous vous engagez à réaliser des travaux de rénovation, la taxe diminue. Cela me semble bien plus efficace que le green deal ».

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