Energie

Eclairage des bâtiments : et si on éteignait le jour ?

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Eclairage

Dans un communiqué intitulé : « Extinction la nuit : les vraies économies sont à faire de jour ! », le Syndicat de l’éclairage réaffirme son opposition à la proposition gouvernementale d’exiger l’extinction des lumières entre 1 H et 6 H du matin dans les bâtiments autres que les logements.

Un décret a déjà rendu obligatoire, à partir du 1er juillet 2012, l’extinction des enseignes lumineuses de 1h à 6h du matin. Un autre, portant sur l’éclairage intérieur des commerces et des bureaux est attendu. Eteindre à une heure du matin les lumières dans les bâtiments pour faire des économies d’énergie est-il la bonne solution ? Non, répond le Syndicat de l’Eclairage.

Si les professionnels reconnaissent « qu’il est bien normal de vouloir réduire le gaspillage énergétique et les nuisances lumineuses en éteignant au coeur de la nuit (10 % des consommations maximum) », ils précisent que ce n’est pas la lumière qui « pollue », mais la mauvaise utilisation qui en est faite. Et que, dès lors, l’extinction drastique et systématique est « critiquable car non pragmatique ». Le Syndicat de l’éclairage propose donc de laisser le choix entre l’extinction totale ou l’abaissement de l’éclairage à un niveau très faible pour répondre à des situations spécifiques (surveillance et sécurité, attractivité touristique et image d’une ville…).

Et le Syndicat de l’Eclairage de dresser un constat somme toute évident : de 6 heures du matin à 1 heure du matin, soit pendant 18 heures, dans tous les lieux d’activités humaines (bureaux, écoles, administrations) des locaux, parfois même inoccupés restent allumés à niveau maximum. De jour. Alors que la lumière naturelle est présente.

 

 

Les bâtiments non résidentiels représentant 800 millions de m², le Syndicat de l’Eclairage propose donc au ministère de l’Ecologie que les bâtiments de plus de 1 000 m² (correspondant à environ la moitié du parc), aient systématiquement recours, à l’occasion d’une rénovation, à des luminaires performants associés à des détecteurs de présence et de lumière du jour. « Là sont les vraies économies », assure le Syndicat qui renchérit : « Selon le ministère, chaque euro investi dans ces systèmes rapporte plus de 6 euros d’économie d’énergie et de maintenance ! »

Et le Syndicat de l’Eclairage d’appeler les autorités à « s’atteler sérieusement au chantier de la rénovation des bâtiments, rénovation profitable aux utilisateurs, à l’environnement mais également aux nombreuses PME de l’éclairage qui se sont créées ces dernières années et qui y trouveront des facteurs de croissance verte. »

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