Règles techniques

Du nouveau dans la sécurité au feu des façades bois

Mots clés : Bardage - Bois

En cours de rénovation, l’Intruction technique 249 devrait s’accompagner de nouvelles mesures destinées à limiter le risque de propagation du feu, notamment sur les façades à bardage bois.

La construction bois devrait faire, prochainement, l’objet de nouvelles recommandations pour renforcer la sécurité incendie des bâtiments. Celles-ci s’inscriront dans le cadre de l’IT 249 relative aux façades, dont la révision toutes filières confondues, afin de prendre en compte les récentes évolutions constructives, notamment le développement des systèmes d’ITE, touche aujourd’hui à son terme.

Les premières mesures attendues concernent les façades avec bardage bois naturel. Parmi ces mesures devraient figurer l’épaisseur minimale du bardage, la protection du panneau de contreventement donnant sur la lame d’air, le recoupement de la lame d’air et la pose de déflecteurs entre étages.
Résultat de travaux de fiabilisation engagés par la filière bois depuis 2010, ces dispositions seront complétées par les résultats d’études sur de nouveaux matériaux dans les systèmes classiques de murs à ossature bois. Elles font suite à des essais de réaction au feu, en grandeur nature (le Local expérimental pour incendie réel à 2 niveaux – Lepir 2) et à petite échelle, réalisés sur les plates-formes du CSTB et de l’Institut technologique Forêt cellulose bois-construction ameublement (FCBA).
D’autres recommandations devraient suivre, sur les systèmes de vêtures avec matériaux à base de bois ou non – contreplaqué, aggloméré, composite…

 

Un bardage bois adapté

 

Le principe

Des exigences spécifiques devraient porter sur :
– l’obligation d’un bardage jointif avec un recouvrement minimal des lames ;
– le respect d’une densité minimale de 500 kg/m3, les essences légères ayant une capacité d’inflammation et une vitesse de combustion plus élevées que les bois denses ;
– l’épaisseur d’au moins 25 mm en partie courante et 18 mm au niveau de l’élégi, pour limiter l’attaque du feu à une face.

Les produits

Sous réserve d’une épaisseur et d’une largeur conformes, les bardages bois en pin sylvestre, en pin maritime et en douglas pourront continuer d’être utilisés en façade. En revanche, les essences de bois peu denses, tel le western red cedar, devraient être exclues.

 

 

Une protection de classe A2

 

Le principe

Dans une façade bois avec bardage en bois naturel, la lame d’air de l’ordre de 20 mm d’épaisseur représente un handicap en cas d’incendie, car elle favorise la propagation du feu par effet cheminée. Une recommandation devrait limiter la masse combustible en préconisant l’utilisation de panneaux classés A2 ou de protection de panneaux de contreventement en bois.

Les produits

Les plaques de plâtre hydrofuge et les plaques de plâtre renforcées de fibres donnent satisfaction.

 

 

Des barrières intumescentes

Le principe

En cas d’incendie, la lame d’air ventilée du bardage peut favoriser la propagation du feu entre les étages. Une recommandation devrait prévoir sa coupure à chaque étage par un système de barrière intumescente. Elle devrait être complétée par une mesure visant à empêcher le passage du feu par les ébrasements des fenêtres par l’utilisation de matériaux de classe A2.

Les produits

Des joints coupe-feu autorisant la ventilation de la lame d’air en temps normal et s’expansant fortement sous l’action de hautes températures.

 

 

Des déflecteurs entre étages

 

Le principe

Entre chaque niveau, l’IT 249 devrait recommander des systèmes de déflecteurs de flammes en acier ou matériau incombustible, avec débord minimal adapté à la performance en réaction au feu du bardage. Ces éléments horizontaux cantonneront les flammes à l’étage concerné.


Les produits

Une bavette en tôle d’acier assure un recoupement horizontal en façade entre chaque étage. Les produits en aluminium ne conviennent pas.

 

 

Un domaine d’application bientôt étendu ?

 

Alors que le domaine de l’IT 249 ne concerne pour l’heure que les établissements recevant du public (ERP), nombre d’acteurs de la construction appellent à son élargissement aux immeubles de logements collectifs (dès quatre étages, 3e et 4e familles), confrontés au risque de propagation du feu par les façades. Sur les chantiers, les contrôleurs techniques devancent déjà les exigences réglementaires pour ces bâtiments. Bien que retardée, l’application du texte de référence au logement ne saurait tarder. Une évolution souhaitable.

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