Transport et infrastructures

Du LCPC à l’Ifsttar, 40 ans de recherche à Nantes

A l’occasion du 40e anniversaire de sa délocalisation sur Nantes, l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (Ifsttar) organise du 17 au 21 septembre des journées portes ouvertes aux professionnels et au grand public.

C’est une vénérable institution et pourtant très jeune. Le 1er janvier prochain, l’Ifsttar fêtera son 5e anniversaire. De fait, l’Ifsttar est né le 1er janvier 2011 de la fusion de deux mastodontes de la recherche: l’Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets) et le Laboratoire central des ponts et chaussées (LCPC). Globalement, avec 1 150 agents, 6 sites et un budget de 100 millions d’euros, la mission de l’Ifsttar s’oriente autour de la recherche sur la ville, les territoires, les transports et le génie civil.

Pour mettre en lumière ce travail, l’institut organise à partir de cette année une série d’événements regroupés sous le label «Décennies de l’Ifsttar». Chaque site présentera un événement sous forme de conférences ou de portes ouvertes.

La première étape se déroulera à Nantes-Bouguenais, le second plus important en nombre d’agents après le site siège de Marne la Vallée avec 330 personnes dont 290 permanents. Elle prendra la forme de journées portes ouvertes (programme) pour fêter le 40e anniversaire de l’ancrage territorial de l’institut. «La décision de délocaliser en province une partie du LCPC, a été prise à la fin des années 60 par la Datar et le ministère de l’Equipement de l’époque. Les travaux de construction ont débuté sur la commune de Bouguenais en 1973 sur un terrain de 150 hectares, et l’installation des premières équipes de recherche remonte à 1975» rappelle Michel Boulet, directeur délégué du site.

 

Une concentration unique d’équipements scientifiques

 

Situé à proximité de l’aéroport, le site de Nantes-Bouguenais a pour particularité d’être doté d’équipements scientifiques remarquables, parfois uniques en Europe: centrifugeuse géotechnique, manège de fatigue des chaussées, banc de fatigue des câbles, station d’essai de malaxage, etc. Si l’on ajoute d’autres grands équipements de recherche comme la soufflerie du CSTB ou le bassin de houle de l’école Centrale, Nantes représente une concentration unique en Europe.

Les axes de recherche sont orientés autour de la sécurité routière, l’éco-conception, l’économie des ressources, les consommations énergétiques, les impacts environnementaux (sur l’eau, l’air, la pollution sonore, la biodiversité) ou encore les énergies marines renouvelables.

«La raréfaction des budgets publics de recherche nécessite une optimisation de leur utilisation, et une coopération des compétences scientifiques à tous les niveaux: géographiques, disciplinaires, interprofessionnels» fait remarquer Philippe Tamagny, adjoint au directeur délégué.

Parmi les nombreux projets que le grand public pourra découvrir, «Algoroute» compte parmi les plus représentatifs de ceux développés à Nantes. «C’est une sorte de miracle. Une alternative post-pétrole au bitume réalisée en valorisant des résidus de micro-algues» explique Philippe Tamagny.

 

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