Chantiers

« Dragage record » dans le barrage de Luzzone, au cœur des Alpes suisses

Mots clés : Ouvrage d'art

D’ici fin 2017, 125 000 m3 de déblais seront extraits de la retenue du barrage de Luzzone, situé à plus de 1 600 mètres d’altitude, dans le canton du Tessin, en Suisse. Une opération de dragage réalisée depuis mai dernier à une profondeur maximale de 200 mètres. Une « première » selon l’entreprise Tournaud, à l’œuvre sur ce chantier de « haute technicité ».

Il s’agit d’« une première dans la profession », selon l’entreprise Tournaud. Depuis mai dernier, la filiale de Vinci Construction France spécialisée dans les travaux maritimes et fluviaux, réalise le dragage à grande profondeur de la retenue du barrage de Luzzone, dans le canton du Tessin, en Suisse. Les travaux, qui doivent s’achever fin 2017 – avec une pause au cours de la période hivernale –, consistent à extraire pas moins de 125 000 m3 de matériaux du fond de la retenue, à une profondeur maximale de 200 mètres !

Ces opérations, effectuées à plus de 1 600 mètres d’altitude, au cœur des Alpes suisses, ont été rendues nécessaires pour ausculter la prise d’eau et assurer le bon fonctionnement des organes de manœuvre du barrage. L’ensemble des déblais sont stockés en amont de l’ouvrage, dans une zone de confinement sous-marine, ceinte par une digue de fermeture construite ex-nihilo pour les besoins du chantier.

 

Un chantier de haute montagne et de « haute technicité »

 

Pour ce chantier de haute montagne et de « haute technicité » – pour reprendre l’expression de l’entreprise –, les équipes de Tournaud n’ont pas lésiné sur les moyens techniques et technologiques. L’entreprise a ainsi investi dans du matériel conçu spécifiquement pour l’opération, dont deux nouvelles barges à clapet de 80 m3, une plateforme de 30 mètres de long pour 18 mètres de large embarquant une pelle à câble Liebherr de 130 tonnes, et une benne de 10 m3. Un investissement matériel global de plus de 3 millions d’euros permettant de draguer 600 m3 de matériaux par jour.

Par ailleurs, ce dragage de grande profondeur réalisé sur une retenue en exploitation a nécessité la mise en œuvre de solutions complexes « sur-mesure », notamment pour garantir le positionnement de l’outil de dragage et une gestion optimisée de la turbidité de l’eau, ou encore pour imaginer une solution pérenne pour le stockage par clapage des déblais à plus de 50 mètres de profondeur. Mené pour le compte du producteur d’électricité hydraulique suisse Ofible, ce chantier atypique est estimé à quelque 11 millions d’euros.

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