Entreprises de BTP

Disparition de Christian Werey, un plâtrier-staffeur d’exception

Mots clés : Métier de la construction - Produits et matériaux

Le Moniteur a appris avec une très grande tristesse la disparition le 30 avril 2015, jour de son 53e anniversaire, de Christian Werey, président de Werey Plâtres et Staff (groupe WereyStenger). Représentant la 3ème génération de plâtrier, Christian Werey qui a combattu avec acharnement la maladie pendant de nombreuses années, a incarné les valeurs de respect qui fondent l’identité de son entreprise, mais aussi la passion du travail bien fait et la transmission du savoir.

« Nous avons gagné 6 Trophées nationaux et voilà enfin le Trophée international ! C’est une immense satisfaction. Nous le dédions à l’ensemble des équipes du groupe WereyStenger qui ont fourni un travail vraiment remarquable », se réjouissait Christian Werey, en juin dernier lors de la 9ème édition des Saint-Gobain Gypsum International Trophy à Berlin, compétition mondiale qui valorise l’excellence du savoir-faire des plâtriers et des plaquistes, et où l’entreprise Werey Plâtres et Staff avait atteint le graal dans la catégorie « Plâtre », pour la restauration à l’identique de la synagogue de Mulhouse.

Voilà comment était Christian Werey, un homme qui avait le succès modeste et qui ne manquait pas une occasion pour saluer le travail de ses équipes. Après son grand-père maître ouvrier, puis son père qui créait l’entreprise Werey Plâtres et Staff à Gunsbach (près de Colmar), en 1971, Christian Werey représentait la 3ème génération de plâtrier.  Fort d’un CAP de plâtrier, d’un brevet des Compagnons du Devoir du Tour de France, il a été, à 22 ans, l’un des plus jeunes maîtres ouvrier de France. En 1986, son père lui passe la main et il se retrouve, à 24 ans, à la tête de l’entreprise familiale de plâtrerie qui emploie 10 collaborateurs. C’est alors qu’il fera des chantiers techniques et des niches de marché comme la rénovation des bâtiments historiques et les ouvrages en staff ses spécialités. Déjà, il consacrera une attention particulière à la sécurité des compagnons sur chantier et à la diminution de la pénibilité au travail.

Pour arriver à l’entreprise que l’on connaît aujourd’hui et qui a pignon sur rue, implantée à Gunsbach, Strasbourg et Paris, comptant une centaine de personnes et possédant son propre bureau d’études, Christian Werey a franchi avec succès de nombreuses étapes : la réalisation d’un audit pour améliorer les méthodes de management et d’organisation qui renforcera la réputation de sérieux et de savoir-faire de l’entreprise et les rachats en 2001 de l’entreprise strasbourgeoise Stenger et en 2014 de la société Méthode et Plâtre à Cachan, en banlieue parisienne.

 

Passionné

 

Passionné par son métier (et par le foot, il était aussi administrateur membre du Conseil de Surveillance du Racing Club de Strasbourg Alsace), il a su faire de son entreprise une véritable championne, capable de rivaliser au plus haut niveau et qui compte des chantiers prestigieux. Quand on demandait à Christian Werey quelles étaient pour lui ses plus belles références, il répondait : « “La première à nos yeux est la reconstruction en un temps record du plafond de l’hémicycle du parlement Européen de Strasbourg qui s’était effondré en août 2008. La pression politique et économique était énorme. En plein mois d’août, j’ai fait revenir une soixantaine de compagnons et nous avons travaillé jours et nuits pour que les sessions parlementaires européennes puissent reprendre dès la mi-octobre ». 

Il citait également la Fondation Louis Vuitton pour l’architecte Franck Gehry, dans le bois de Boulogne : « c’était de la folie au niveau des études techniques ». En fait, il était fier de tous ses chantiers : « si nous sommes à 40% sur des niches de marché comme le staff, le plâtre ou des ouvrages à fortes technicités acoustiques sur des chantiers prestigieux, nous faisons toujours des petits chantiers. Nous nous déplaçons avec le même plaisir pour faire un petit plafond »… Et fier de ses équipes : « les gens qui m’entourent sont de très grande qualité. Avec Joël Jung et mon jeune frère Etienne qui dirigent respectivement les site de Strasbourg et de Gunsbarch, nous sommes très attentifs à valoriser toute l’équipe, à créer une ambiance conviviale où leurs compétences sont reconnues ».


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