Collectivités territoriales

Développement durable des territoires : le Cerema au service des collectivités locales

Mots clés :

Etat et collectivités locales

Le tout jeune Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) dévoile son projet stratégique 2015-2020 après un an et demi d’existence.

Né le 1er janvier 2014, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) est défini comme « un centre de ressources et d’expertises scientifiques et techniques interdisciplinaire apportant son concours à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques en matière d’aménagement, d’égalité des territoires et de développement durable ».

Cet établissement public à caractère administratif (EPA) est constitué du regroupement des huit centres d’études techniques de l’équipement (Cete), devenus autant de directions territoriales, et de trois services techniques centraux mués en trois directions techniques : le Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu), le Centre d’études techniques, maritimes et fluviales (Cetmef) et le Service d’études sur les transports, routes et aménagements (Setra).

 

A l’interface entre le territorial et le national

 

Dès le printemps 2014, les équipes du nouvel établissement, qui compte 3 000 collaborateurs, ont engagé l’élaboration de leur premier projet stratégique pour la période 2015-2020. « Ce texte fondateur affirme l’engagement du Cerema aux côtés des collectivités territoriales », annonce Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne et président du conseil d’administration du centre. Un conseil d’administration qui comprend des représentants élus des collectivités locales : communes, départements, régions, intercommunalités… « Avec la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités, celles-ci doivent innover et monter en compétences, souligne l’élu. Le Cerema est là pour les accompagner ».

« C’est aussi un changement de culture en interne, remarque Bernard Larrouturou, directeur général de l’établissement. Nous devons renforcer nos relations avec les collectivités tout en restant au service de l’Etat qui est notre premier financeur avec 90% de subventions sur un budget annuel de 250 millions d’euros. Nous pourrons disposer librement de 5% de ces subventions pour des travaux au service des collectivités, sans avoir à les justifier auprès de l’Etat ».

Mais le Cerema devra aussi élaborer avant la fin de l’année 2015 un business plan pour augmenter ses ressources propres d’ici à cinq ans. Une restructuration de la trentaine de sites répartis sur le territoire est également à l’étude. Des fermetures pourraient être envisagées. Cependant, parmi les neuf grandes orientations stratégiques qu’il s’est fixées, le Cerema veut « faire de l’ancrage dans les territoires un point fort de son identité ». Le Cerema maintiendra une forme d’assistance technique aux communes les plus en difficulté. L’aide technique de l’Etat pour des raisons de solidarité et d’aménagement du territoire (Atesat) a disparu avec la création du Cerema. Son principe sera cependant maintenu, l’Etat gardant dans les départements des équipes réduites, rattachées aux Directions départementales des territoires (DDT), dont le Cerema assurera le « back office ».

 

Recherche pluridisciplinaire

 

Le projet stratégique fixe les grandes priorités de l’action du Cerema : « les travaux dans le domaine de la transition énergétique et du changement climatique ainsi que du développement et de l’égalité des territoires, la diffusion des connaissances vers des publics variés, l’innovation et l’accompagnement du déploiement des innovations dans les territoires ». Vaste programme qui nécessitera un renforcement de ses compétences, notamment en sciences économiques et sociales. A l’inverse, le Cerema continue de désinvestir le secteur des infrastructures, qui a déjà connu une diminution d’un tiers en trois ans mais reste cependant le sujet le plus important en passant de 40% à 35% de l’activité du centre. « Le temps n’est plus aux créations de grandes infrastructures, remarque Bernard Larrouturou. Nos travaux s’orienteront plutôt vers l’entretien des infrastructures existantes ».

Dans ce secteur comme dans tous ses domaines d’expertises, le Cerema exercera des activités d’assistance à maîtrise d’ouvrage, de contrôle, de métrologie, d’essais et de recherche, mais son cœur de production sera l’expertise et la réalisation d’études et de guides méthodologiques.

 

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