Entreprises de BTP

Deux nouvelles mises en examen dans le volet BTP de l’affaire Pieri

Deux entrepreneurs ont été mis en examen mardi et mercredi par le juge Philippe Courroye dans le volet de l’enquête sur l’indépendantiste corse Charles Pieri concernant de présumées malversations liées au BTP.
Les deux hommes, associés dans le domaine de la fourniture de câbles électriques, sont poursuivis pour des faits d’abus de biens sociaux et recel de ce délit. Ils sont ressortis libres sous contrôle judiciaire.
Le juge leur reproche d’avoir pratiqué de la surfacturation dans le cadre de la construction en 2001 de deux fermes éoliennes sur les communes de Rogliano et Ersa, dans le Cap corse (Haute-Corse).

Dans cette instruction, le juge a déjà mis en examen neuf personnes fin juin et début juillet, au sein des milieux du BTP, sur la base de délits d’abus de biens sociaux, d’escroquerie aux subventions, d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et de financement du terrorisme.
Le système de surfacturation présumé sur le marché des deux fermes est évalué à environ 15 millions d’euros (dont un quart de subventions européennes), avec à la clé 10% d’évaporation de cette somme.

Lors de la passation du marché, un bureau d’étude a choisi des entreprises prestataires de service pour la réalisation des fermes.
Ces entreprises, en surfacturant, auraient dégagé des fonds, dont certains auraient servi à assurer « la tranquillité » vis-à-vis d’éventuels actes de malveillance de la part de la mouvance indépendantiste.
Dans le premier volet de l’enquête Pieri, centré sur le secteur touristique et le football, l’ancien chef séparatiste Charles Pieri a été condamné le 20 mai à dix ans d’emprisonnement par le tribunal correctionnel de Paris.
(AFP)

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