Performance énergétique

Des trophées GAZosphère pour tous les âges

De l’école à l’Ehpad, les lauréats des trophées GAZosphère ont couvert tous les parcours de la vie à l’occasion de la troisième d’édition du concours organisé dans l’Est par GRDF et le bureau de contrôle Coprotec. La remise des prix s’est déroulée la semaine dernière à Nancy.

Le concours récompense des réalisations jugées remarquables par la capacité à conjuguer performance énergétique, protection de l’environnement, efficience économique, excellence technique de la mise en œuvre et qualité du travail en équipe entre la maîtrise d’œuvre, les entreprises et les installateurs. La saine fierté manifestée par les lauréats au titre de 2015, lors de la cérémonie de remise, témoigne de la place que prend, petit à petit, cette manifestation dans le paysage interrégional de l’ingénierie et de l’équipement technique.

 

Un Ehpad HQE…

 

Le trophée de l’année est revenu à l’établissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes (Ehpad) de la Mutualité française Alsace à Richwiller (Haut-Rhin) qui est le seul de son genre à être certifié NF-HQE. Son maître d’ouvrage a souhaité une construction de référence qui marque résolument une rupture avec l’image – et hélas souvent la réalité – d’un tel établissement. Ouvert en mars 2015 grâce à un investissement de 14 millions d’euros, l’Ehpad, conçu par le cabinet AEA est de plain-pied pour créer l’esprit de «Village» – le terme dont il est baptisé -, offrir à tous les occupants des espaces extérieurs et s’intégrer dans son environnement paysager. Les dalles béton dans les chambres incarnent la priorité accordée à l’inertie pour rechercher un maximum de confort, notamment en période de fortes chaleurs. La solution énergétique combine chaudières gaz à condensation avec 65 m2 de panneaux solaires thermiques pour l’eau chaude. Les ballons solaires constituent des réservoirs tampons à stratification qui contiennent l’eau chaude sanitaire dans les serpentins. Le dispositif évite, in fine, la prolifération de légionelles.

 

D’une rénovation esthétique à énergétique

 

Le jury a attribué son «coup de cœur» à la rénovation du bâtiment nord de l’école primaire de Sainte-Suzanne, achevée à l’été 2014. Cette commune du Doubs de 1 500 habitants comptait d’abord se concentrer sur une rénovation purement esthétique, avant d’évoluer vers un projet énergétique sur les conseils du maître d’œuvre BEJ. Il a été encouragé aussi en cela par les possibilités de subventions régionales (programme Effilogis de Franche-Comté), départementales, intercommunales et de l’Ademe. Les 100 000 euros restant à charge de la commune, sur le total de 267 000 euros, se trouvent correspondre au budget du programme initial sans dimension énergétique. Outre un gros travail sur l’enveloppe autour d’une isolation thermique par l’extérieur (R de 6,2 m2.K/W) et de l’isolation sur 10 centimètres de la dalle haute du vide sanitaire, le dossier se distingue par l’usage d’une pompe à chaleur gaz à absorption. La consommation énergétique est ramenée de 255 à 55 Kwh/m2/an… pour un chauffage à 19 degrés, or la mairie a relevé au bout d’un an un niveau effectif trois fois supérieur, du fait que les usagers montent le radiateur de trois degrés.

 

Une résidence sociale bien orientée

 

L’ensemble L’Agora du bailleur Grand Besançon Habitat dans le quartier de Planoise, géré par le centre communal d’action sociale, remporte le prix spécial Hélios. A sa construction au début des années 2010, il a été un pionnier local du travail préalable sur l’enveloppe. Regroupant divers services d’hébergement (urgence, insertion, soins santé) et une résidence sociale, il conjugue chaudières à condensation et panneaux solaires thermiques. Son atout vient de son orientation: l’équipe conceptrice de Daufresne Le Garrec & Associés l’a organisé de façon à ce que les différents bâtiments soient orientés Sud ou Est/ouest, donc jamais tournés vers le Nord.

 

Solaire direct

 

Lauréats du prix de la technique, les 12 logements BBC de l’office public de l’habitat de Montigny-lès-Metz en Moselle (Guerrisi, architecte) ne vont pas par quatre chemins pour rencontrer le chauffage naturel: elles appliquent le principe du solaire direct. Les 20 capteurs (46 m2) peuvent emprunter trois circuits d’alimentation différents selon la température: le chauffage des radiateurs en direct, le ballon d’eau chaude, le préchauffage par le ballon de stockage primaire. Ils atteignent un rendement annuel de 500 Kwh/m2. Ce système solaire combiné (SSC) ramène le coût de chauffage à 300 euros/an et la consommation à 47 Kwh/m2/an, pour un temps de retour sur investissement de 15 ans hors subventions.

 

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