Industrie/Négoce

Des sans-papiers d’une entreprise de démolition régularisés après presque 7 mois

Les 19 sans-papiers de l’entreprise Griallet, petite entreprise de démolition, qui s’étaient mis en grève le 22 mai à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour demander leur régularisation ont obtenu des autorisations provisoires de séjour, a annoncé lundi le syndicat CGT qui salue une « lutte héroïque ».
« Les 19 sans-papiers ont effectivement obtenu des autorisations provisoires de 3 mois avec autorisation de travail au vu des promesses d’embauches fournies », a confirmé la préfecture. Renouvelables une fois, ces autorisations se transformeront en titre de séjour d’un an si les embauches sont confirmées.
Ces sans-papiers maliens, et deux collègues solidaires, avaient rejoint le 22 mai le mouvement de grève des sans-papiers lancé à la mi-avril en Ile-de-France. Après avoir occupé jusqu’en septembre le pavillon servant de siège à l’entreprise, ils campaient depuis sur le trottoir en face.
Selon la CGT, M. Griallet était avisé de la situation irrégulière de ses salariés (19 sur 26 salariés) et les a exposés au plomb et à l’amiante, ce que l’employeur nie.
Le Fonds national de garantie des salaires et le mandataire judiciaire de la PME (dont la liquidation judiciaire a été prononcée le 19 septembre par le tribunal de commerce de Soissons, dans l’Aisne) ont donné aux grévistes l’assurance qu’ils toucheront l’intégralité des salaires dûs jusqu’à la date de leur licenciement (effectif le 3 octobre), ainsi que les congés payés légaux, affirme par ailleurs la CGT.
Pour être régularisés, les sans-papiers ont fourni des promesses d’embauche émanant « de petits artisans de Seine-Saint-Denis, notamment du secteur de la construction-bois et de l’économie sociale », a précisé à le syndicat.

AFP

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