Recherche & développement

Des revêtements qui assainissent l’air

Mots clés : Produits et matériaux - Qualité de l'eau, de l'air et du sol - Second oeuvre

 

Les produits de revêtement sont les composants du bâtiment qui ont le plus fort impact sur la qualité de l’air des locaux. L’objectif est qu’ils neutralisent les pollutions contenues dans l’air

 

 

Plafonds, peintures, vitrages, revêtements de sol… De plus en plus de produits sont aujourd’hui mis sur le marché, qui prétendent contribuer à diminuer la pollution intérieure et à assainir nos ambiances intérieures. Les résultats avancés doivent bien entendu avoir été validés par des tests en laboratoires sur des échantillons neufs mais aussi sur des échantillons ayant subi un cycle de vieillissement, afin de connaître la tenue des performances dans le temps. La plaque de plafond Cleaneo de Knauf est ainsi conçue pour réduire les COV et le formaldéhyde, présents dans l’air ambiant. La clé de sa performance : une composition à base de zéolithe. Ce minéral volcanique, proche des argiles, présente une structure cristalline et microporeuse aux effets catalyseurs, qui lui permet de générer une réaction chimique transformant les polluants en substances non dangereuses, comme le dioxyde de carbone et l’eau. Plusieurs essais ont été menés pour mesurer son efficacité dont l’un au centre scientifique et technique du bâtiment. Les résultats montrent que la concentration de formaldéhyde dans l’air diminue de 30 à 45 % selon le type de plaque (pleine ou perforée). Un autre test réalisé dans un local fumeurs dépourvu d’aération naturelle conclut à une diminution de 63 % des COV présents dans l’air ambiant.

Des ions d’argent pour des propriétés antibactériennes

La peinture blanche Air Frais de la marque de peinture naturelle Auro, sans solvant ni additif acrylique, pourrait neutraliser les odeurs et les composés organiques polluants tout en ayant un effet inhibiteur sur les micro-organismes comme les moisissures et les bactéries. Fonctionnant comme un photo-catalyseur, la combinaison des matières premières contenues dans la peinture transforme les polluants déposés sur les murs et les plafonds en substances neutres sous l’effet de la lumière. Le fabricant Artilin propose aussi toute une gamme de peintures spécifiques à l’hygiène, comme Bactesoie, en phase aqueuse, qui présente une efficacité de 67 à 96 % sur certaines bactéries. Destiné aux environnements de type salles blanches, le plafond Bioguard Acoustic Amélioré d’Armstrong combine l’ossature Clean Room en aluminium résistant à la corrosion à des dalles en fibres minérales haute densité. Les dalles contrecollées d’un voile de verre transparent sont revêtues d’une couche de peinture biocide et fongicide. Performances affichées : un taux de réduction des micro-organismes de 99 % en 72 heures.

Le verre antibactérien AntiBacterial Glass d’AGC Flat Glass Europe devrait permettre de réduire la prolifération des champignons et de détruire 99,9 % des bactéries présentes en milieu hospitalier et responsables des infections nosocomiales. Le principe est basé sur les propriétés antibactériennes des ions d’argent intégrés aux couches supérieures du verre. Lorsque les bactéries entrent en contact avec la surface du verre, les ions d’argent bloquent leur métabolisme, empêchant la division cellulaire, ce qui interrompt le mécanisme de prolifération et conduit ensuite à leur destruction. Une technologie identique est utilisée pour le revêtement de sol coulé en résine polyuréthanne, Mastertop 1 300 AB de BASF Chemical Company, pour lequel les propriétés antibactériennes et bactériostatiques ont été validées par l’institut Itech de Lyon.

Vers des surfaces intelligentes

L’IRM (Institut de Recherche Microbiologique) est spécialisé dans la Recherche et les analyses d’efficacité des agents antimicrobiens. Son positionnement de Laboratoire privé indépendant et accrédité Cofrac depuis 1991, lui vaut de développer une activité soutenue avec les principaux acteurs de l’industrie pharmaceutique, cosmétique et agroalimentaire. Aujourd’hui, IRM étoffe son offre et complète son expertise pour répondre à un nouveau type de demande émanant des services R&D des grands groupes industriels, travaillant sur les procédés de micro-encapsulation ou d’ionisation argent par exemple. Ces technologies ouvrent, en effet, de nouvelles voies pour la recherche sur les textiles et les matériaux à propriétés anti-microbiennes. Elles ont des applications industrielles à forte valeur ajoutée dans des domaines aussi divers que le secteur hospitalier, via les textiles techniques. « Les applications industrielles sur ce secteur de la recherche sont extrêmement prometteuses, précise Philippe Strohl, Directeur général de l’IRM; que ce coit du côté des textiles médicaux ou des revêtements de surface, comme les sols et les peintures, dans les lieux aseptisés, ou encore des produits nouveaux pour le grand-public, comme les climatiseurs ou vêtements anti-bactériens ».

 

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