Chantiers

Des ouvrages annexes du prolongement de la ligne 14 du métro parisien sortent de terre

Mots clés : Transport collectif urbain

D’ici juin 2017, trois puits de ventilation et de sécurité seront réalisés, à Paris et à Clichy (Hauts-de-Seine), dans le cadre du chantier de prolongement de la ligne 14 du métro parisien, au nord de la capitale.

Il s’agit de l’une des opérations du projet de Grand Paris Express. La ligne 14 du métro parisien – à l’instar de la ligne 4 – est actuellement prolongée, à la fois dans la capitale intra muros (à partir de la gare Saint-Lazare) et au-delà du périphérique, en direction du nord (jusqu’à la station Mairie de Saint-Ouen). Courant 2015, NGE Génie Civil s’est vu attribuer, en tant que mandataire, le lot 4 du prolongement de la ligne, avec les entreprises GTS (filiale du groupe NGE), Demathieu Bard et Franki Foundations. La maîtrise d’ouvrage de ce chantier est assurée par la RATP et la maîtrise d’œuvre par Systra. Le montant de l’opération, prévue pour durer 23 mois, est estimé à 18,5 millions d’euros H.T.

« Nous construisons trois puits de ventilation et de sécurité pour l’accès des pompiers, ainsi que des galeries entre ces puits et le futur tunnel du métro », décrit Mathieu Lasseret, directeur d’exploitation pour NGE GC. Chacun de ces puits présente une profondeur d’environ 30 mètres. « Pour les deux plus petits d’entre eux, nous employons les méthodes traditionnelles de forage et de blindage. Pour le plus grand, rue Klock, à Clichy (Hauts-de-Seine), nous construisons une paroi moulée d’une quarantaine de mètres de haut pour 1,05 mètre d’épaisseur », précise Arnaud Didion, directeur de travaux pour NGE GC. A la suite de ces ouvrages, sont réalisées trois galeries au droit des puits, de longueur comprise entre 15 et 90 mètres. Destinées à permettre l’accès au tunnel principal, ces galeries, creusées en méthodes traditionnelles, présentent une section de 16 m².

 

Des contraintes urbaines « extrêmement fortes »

 

« La principale difficulté de ce chantier réside dans le fait que nous travaillons dans un contexte urbain particulièrement dense. Deux ouvrages se situent au cœur de Paris et le troisième se trouve en proche banlieue, ce qui nous impose des contraintes extrêmement fortes à la fois d’organisation et concernant l’environnement proche des chantiers », fait savoir Mathieu Lasseret. La présence des réseaux enterrés et une géologie hétérogène (composée notamment du calcaire de Saint-Ouen, des sables de Beauchamp, de marnes et caillasses, etc.) constituent également des difficultés avec lesquels les équipes sur place doivent composer.

Au total, pour la réalisation des trois ouvrages annexes du lot 4 du prolongement de la ligne 14, 11 000 m3 de déblais seront extraits puis évacués sur des plateformes de stockage dédiées en région parisienne (à Gennevilliers et Boulogne-Billancourt). « La majorité de ces matériaux n’est pas polluée », indique Arnaud Didion. En outre, 600 tonnes d’acier de blindage seront nécessaires ainsi que 6 000 m3 de béton. La fin des travaux est prévue en juin 2017.

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